« Une trahison » : l’ancien patron de la discipline de la CAF fustige les sanctions de la CAN

- 16h00 - Sport - Ecrit par : Bladi.net

Raymond Hack, ancien président de la Commission de discipline de la CAF, a vivement critiqué la légèreté des sanctions après la finale de la CAN 2025, estimant qu’elles ne protègent pas l’intégrité et l’image du football africain.

L’ancien patron de la discipline continentale n’a pas caché sa déception face au verdict rendu par ses successeurs. Selon Raymond Hack, l’amende de 300 000 dollars et la suspension de cinq matches infligées au sélectionneur sénégalais sont « incorrectes » et disproportionnées au regard des faits. Il souligne notamment l’absence de caractère dissuasif de ces sanctions financières, rappelant que les dotations de la compétition s’élèvent à plusieurs millions de dollars pour les finalistes.

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Pour l’expert, la responsabilité première de ce chaos incombe à l’entraîneur sénégalais, Pape Thiaw. En ordonnant à ses joueurs de quitter le terrain, ce dernier a, selon lui, provoqué l’escalade de violence et les heurts entre les deux sélections. Raymond Hack estime que la position d’influence d’un entraîneur exige une exemplarité absolue et qu’une suspension de six mois de toute activité footballistique aurait été le seul signal fort capable de restaurer la crédibilité de l’instance.

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Le juriste a également déploré le manque de fermeté concernant les pressions exercées sur l’arbitrage. Il insiste sur le caractère définitif des décisions officielles, fustigeant le comportement des joueurs ayant encerclé l’arbitre lors de l’examen de la VAR. Hack juge les suspensions de deux matches « insignifiantes », les comparant à de simples cartons rouges ordinaires, ce qui, selon lui, échoue à punir l’atteinte grave portée à l’image du jeu par les deux camps.

En conclusion, l’ancien dirigeant appelle la CAF à faire preuve d’une plus grande rigueur méthodologique pour préserver les valeurs du sport. Sans prendre parti pour le Maroc ou le Sénégal, il considère que la commission a manqué une occasion de réaffirmer son autorité. Ce manque de fermeté pourrait, selon lui, créer un précédent dangereux pour les futures compétitions internationales où l’éthique et le fair-play devraient rester la priorité.