Vol de centaines de téléphones à l’aéroport de Casablanca : le scandale qui éclabousse Royal Air Maroc
Le procès du vol de centaines de téléphones à l’aéroport Mohammed V de Casablanca expose d’importantes failles de sécurité. Devant la justice, le principal accusé nie farouchement avoir orchestré ce vaste détournement.
Devant la cour d’appel de Casablanca, les débats révèlent une désorganisation majeure au sein de la zone de fret. Le président de l’instance a pointé une situation de désordre absolu autour des espaces de réfrigération, censés être protégés par des caméras. Ces défaillances logistiques ont permis la disparition d’une énorme cargaison de mobiles initialement destinée au Sénégal, curieusement stockée dans une zone strictement réservée aux denrées périssables et fragiles.
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Désigné comme le cerveau de l’opération par les procès-verbaux de la police, le principal prévenu, embauché par la Royal Air Maroc en 1998, rejette les accusations de détournement de fonds publics et de constitution de bande criminelle. Il assure que ses fonctions étaient purement administratives et attribue la supervision physique des marchandises à un individu surnommé « l’Iraquien ». Pour prouver sa probité, l’employé met en avant un dossier disciplinaire vierge en soulignant que son entreprise l’avait même récompensé en l’envoyant accomplir le pèlerinage à La Mecque.
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Confronté aux preuves, l’accusé conteste formellement les images de vidéosurveillance captées vers six heures du matin, affirmant qu’il était absent des lieux. Il indique par ailleurs aux juges ne connaître aucun des autres suspects présentés par la Gendarmerie royale. S’il reconnaît être le supérieur hiérarchique du personnel impliqué, il nie toute intervention dans le retrait illégal des emballages plastiques des palettes, une manœuvre formellement interdite par les procédures aériennes en vigueur.