Washington déconseille les bus urbains au Maroc et juge la réponse de la police « inégale »

- 11h00 - Maroc - Ecrit par : Betty de G.

Les États-Unis viennent d’actualiser leurs conseils pratiques aux voyageurs se rendant au Maroc. Washington ne considère pas les bus urbains comme sûrs et avertit ses ressortissants que la réaction de la police après le signalement d’un délit peut manquer de régularité.

Dans ses recommandations consacrées au Maroc, datées du 13 août 2026, le Département d’État américain consacre plusieurs passages aux transports, à la délinquance et aux démarches à effectuer auprès de la police marocaine.

La diplomatie américaine établit une distinction nette entre les différents moyens de transport. Les trains au Maroc sont présentés comme « généralement sûrs », même si des vols peuvent s’y produire. À l’inverse, les bus urbains ne sont « pas considérés comme sûrs », sans que le document détaille les villes, les réseaux ou les incidents ayant conduit à cette appréciation.

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Cette mise en garde intervient alors que certaines villes marocaines continuent de faire circuler des bus particulièrement anciens, tandis qu’un vaste programme de renouvellement des transports collectifs est en cours dans le royaume.

Une réponse policière jugée irrégulière

Washington se montre également critique sur le traitement des plaintes déposées par ses ressortissants. Selon le Département d’État, la réponse de la police aux signalements de crimes commis contre des citoyens américains peut être « inégale ». Les barrières linguistiques peuvent compliquer le dépôt d’une plainte et le suivi des dossiers serait parfois limité.

Les autorités américaines reconnaissent toutefois que la police peut intervenir plus rapidement lorsqu’un touriste est victime d’un délit dans une zone touristique fréquentée. Elles recommandent aux voyageurs d’exiger systématiquement un procès-verbal, notamment pour leur assurance, et de contacter l’ambassade ou le consulat américain en cas de difficulté.

Les conseils évoquent surtout les vols à la tire dans les souks, les lieux touristiques et les transports publics. Les vols de sacs ou d’objets laissés dans les voitures sont également signalés. Les agressions violentes contre les touristes sont présentées comme moins fréquentes que les petits vols, mais restent possibles, particulièrement la nuit ou dans les endroits isolés.

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Pour les déplacements en taxi, Washington se montre moins sévère. Les petits taxis sont considérés comme globalement exempts de criminalité pendant la journée, mais les voyageurs sont invités à demander l’utilisation du compteur. Le document mentionne aussi des faits de harcèlement et de violence liés aux tensions entre taxis et chauffeurs utilisant des applications de VTC.

Ces recommandations ne constituent ni une interdiction de prendre les bus ni un changement du niveau d’alerte général. Le Maroc reste classé au niveau 2 par les États-Unis, avec une consigne de « prudence accrue » principalement motivée par le risque terroriste. Elles révèlent toutefois les réserves de Washington sur deux aspects très concrets du séjour des touristes américains : la sécurité des bus urbains et le suivi de leurs plaintes.