À Agadir, les touristes font exploser les loyers

- 13h00 - Maroc - Ecrit par : Betty de G.

À Agadir, la hausse des loyers et des prix immobiliers alimente les critiques. Dans une ville très demandée l’été, la pression des locations touristiques ravive la question du pouvoir d’achat des habitants.

Le malaise ne concerne plus seulement les vacanciers. Dans une vidéo consacrée au renchérissement du logement à Agadir, Hespress évoque la hausse des prix du loyer et de l’immobilier dans la capitale du Souss, avec des appels à mettre en place des mécanismes de contrôle du marché et à protéger le pouvoir d’achat.

À Agadir, la tension est accentuée par le poids des locations touristiques et meublées, surtout pendant la haute saison. Les logements destinés aux vacanciers peuvent rapporter beaucoup plus sur quelques jours que sur une location classique, ce qui réduit l’offre accessible aux habitants et pousse une partie du marché vers des tarifs plus élevés.

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Cette pression se voit déjà dans les prix pratiqués l’été. Des appartements meublés peuvent atteindre 1500 dirhams par jour, tandis que certaines villas dépassent les 4000 dirhams la journée. Pour les touristes et les MRE, la facture devient lourde. Pour les habitants, le problème est plus durable : quand les logements basculent vers le saisonnier, se loger à l’année devient plus compliqué.

Un marché sous pression

La colère exprimée localement porte donc sur un double phénomène : des loyers qui montent et des prix de vente qui restent élevés. Le marché immobilier d’Agadir donne déjà des signes de blocage. Les transactions ont fortement reculé au premier trimestre 2026, sans provoquer de vraie baisse des prix dans la ville.

Sur Bladi.net : À Agadir, les ventes immobilières s’effondrent sans faire chuter les prix

Ce décalage alimente l’inquiétude des ménages. Même lorsque les ventes ralentissent, les prix restent difficiles à supporter pour les familles, les jeunes actifs et les classes moyennes. La demande touristique, l’attractivité de la ville et la rareté des biens bien situés renforcent cette impression d’un marché qui échappe de plus en plus aux habitants.

Les appels à encadrer le marché visent donc autant les loyers que les pratiques liées à la location courte durée. À Agadir, la question n’est plus seulement de savoir combien coûte une semaine de vacances, mais combien il faut désormais payer pour vivre normalement dans la ville.