Admis dans une école d’ingénieurs en France, un Marocain risque de perdre sa place aujourd’hui à cause de son visa
Admis à CY Tech pour la rentrée 2026, un jeune Marocain doit rejoindre l’école au plus tard ce lundi 28 septembre. Mais le consulat de France à Rabat lui refuse son visa et la justice vient d’écarter sa demande de suspension en urgence.
Né en 2007, le jeune Marocain devait intégrer le programme Grande École d’ingénieur de CY Tech. Son admission était acquise, mais son départ restait conditionné à l’obtention d’un visa français de long séjour pour études.
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Le 1er septembre, l’autorité consulaire française à Rabat rejette sa demande. Elle estime que les informations fournies pour justifier « l’objet et les conditions du séjour envisagé » sont incomplètes ou ne sont pas fiables, ressort-il de l’ordonnance rendue le 23 septembre par le tribunal administratif de Nantes.
Le candidat saisit le 10 septembre la commission chargée d’examiner les recours contre les refus de visa. Cinq jours plus tard, sans attendre sa réponse, il demande au juge des référés de suspendre la décision du consulat et d’imposer un nouvel examen de son dossier sous 48 heures.
CY Tech lui a accordé un délai exceptionnel pour rejoindre sa formation. Cette prolongation expire ce lundi 28 septembre. Passé cette date, son admission pour la rentrée 2026 doit être annulée.
L’urgence rejetée, pas les arguments contre le consulat
Devant le tribunal, le jeune homme invoque les dépenses déjà engagées, la perte d’une année universitaire et les conséquences du refus sur son projet professionnel.
Le juge rejette néanmoins sa demande. Il ne se prononce pas sur la fiabilité de son dossier ni sur la légalité du refus opposé par le consulat. Il considère uniquement que le candidat ne démontre pas une urgence suffisamment particulière pour que la justice intervienne avant la décision de la commission de recours.
Le tribunal retient notamment qu’il n’est pas établi que le Marocain serait dans l’impossibilité de poursuivre des études au Maroc ou d’obtenir le report de son admission à une prochaine rentrée. La délivrance d’un visa étudiant ne constitue par ailleurs pas un droit.
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La commission reste saisie du recours déposé le 10 septembre. En l’absence de réponse dans un délai de deux mois, celui-ci sera implicitement rejeté le 10 novembre. Pour CY Tech, en revanche, le délai accordé au jeune Marocain expire aujourd’hui.