Affaire Banque Chaabi : la banque marocaine paie très cher vingt ans d’activités illégales
Poursuivies pour exercice illégal d’activités financières en Belgique pendant près de vingt ans, la Banque Centrale Populaire et sa filiale française ont conclu un accord pénal. Elles devront s’acquitter d’une somme dépassant les 175 millions d’euros.
Les chiffres de l’enquête illustrent l’ampleur des opérations. Les deux établissements géraient les comptes de 46 433 clients (MRE) sur le territoire belge. Ces derniers ont effectué des dépôts, contracté des prêts et transféré des fonds vers le Maroc pour un volume total estimé à plus d’un milliard d’euros. Des perquisitions menées en 2020 dans les succursales de Bruxelles et d’Anvers ont confirmé ces nombreuses transactions.
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Ces activités financières se sont déroulées en dehors du cadre légal entre 2003 et 2022. Selon l’agence Belga, les banques proposaient des services d’investissement et d’assurance sans disposer des autorisations exigées par les autorités belges. Visée par une enquête du parquet fédéral ouverte en 2018, cette organisation a généré des profits évalués à plus de 60 millions d’euros pour chacune des deux structures.
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Afin de solder ce dossier, la Banque Centrale Populaire, sa filiale de droit français Banque Chaabi du Maroc et trois de leurs dirigeants ont accepté une transaction pénale. Cette procédure permet d’éteindre l’action publique contre le paiement d’une somme d’argent. Le montant exigé dépasse les 175 millions d’euros pour ces deux décennies d’infractions.