Affaire Jonathan Harroch : la cour exige un face-à-face
Le procès de Jonathan Harroch piétine. Alors que la défense espérait faire avancer le dossier ce mardi, la Cour d’appel de Casablanca a freiné la procédure, exigeant un face-à-face avec les accusatrices du magnat du fitness avant de trancher sur le fond.
Les magistrats ont renvoyé l’affaire au 23 décembre avec une consigne ferme : les parties civiles doivent être présentes. Le ministère public a été chargé de convoquer officiellement les plaignantes pour cette prochaine échéance. Cette confrontation s’avère déterminante pour comprendre les zones d’ombre de cette affaire où six jeunes femmes ont déjà livré des témoignages accablants devant le juge d’instruction, décrivant un système de pression et d’extorsion sexuelle.
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Dans l’attente de ce rendez-vous judiciaire, les avocats de Jonathan Harroch ont tenté de le faire sortir de prison. Ils ont plaidé la mise en liberté provisoire, mettant en avant les garanties de représentation de l’homme d’affaires et proposant le versement d’une caution financière dont le montant serait fixé par la cour. Les juges se sont retirés pour délibérer sur cette requête en fin d’audience.
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L’affaire dépasse largement le cadre des mœurs. Si l’enquête a révélé la présence de deux femmes et de cocaïne lors de son interpellation à l’hôtel, c’est une série de mandats de recherche pour des chèques sans provision, chiffrés en millions de dirhams, qui avait initialement déclenché l’action de la police.