Jonathan Harroch, patron de City Club, jugé pour traite d’êtres humains et consommation de drogue
Le procès de Jonathan Harroch, propriétaire de la célèbre chaîne de clubs de sport « City Club » va s’ouvrir le 2 décembre prochain devant la Chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Casablanca.
La juridiction a fixé au 2 décembre la date de l’ouverture du procès de Harroch, après l’audience reportée de la semaine dernière, afin de permettre à la défense de mieux se préparer et d’assurer la convocation des plaignants en tant que partie civile. Jonathan Harroch est poursuivi pour traite d’êtres humains, consommation de stupéfiants et autres infractions graves. Lors de l’instruction détaillée, le propriétaire des clubs « City Club » a rejeté en bloc les accusations portées contre lui.
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Le mis en cause a été arrêté dans une chambre d’hôtel, en compagnie de deux jeunes femmes qui avaient sur elles la somme de 15 000 dirhams qu’elles auraient reçus de l’homme d’affaires. Entendues par le juge d’instruction, les deux jeunes femmes ont affirmé avoir été victimes de harcèlement sexuel de la part de l’accusé. Convoquées par la suite pour une confrontation avec Jonathan Harroch, elles ne se sont pas présentées, rendant impossible cette rencontre nécessaire à la manifestation de la vérité.
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Alors que certaines des plaignantes n’avaient jamais travaillé au sein des clubs « City Club », d’autres y avaient été employées et l’une d’elles aurait reçu la promesse d’un emploi de la part de l’accusé qui est en détention provisoire à la prison d’Oukacha à Casablanca, en attendant l’ouverture de son procès. Harroch a été arrêté dans le cadre d’enquêtes liées à l’émission de chèques sans provision d’un montant de plusieurs millions de dirhams. Lors de son interpellation, il était en possession de 2,5 grammes de cocaïne.