Algérie : les non-dits du report de la visite de la cheffe de diplomatie espagnole

27 février 2020 - 08h00 - Espagne - Ecrit par : S.A

La ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la coopération, Arancha González Laya, devait se rendre à Alger le 26 février. Contre toute attente, l’Algérie a décidé de reporter cette visite. Et pour cause…

La visite de la cheffe de la diplomatie espagnole, initialement prévue pour le 26 février, a été reportée en raison de l’agenda chargé du ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, fait savoir El Confidencial. Chose curieuse, le journal indique que le ministre n’avait prévu aucune activité ce jour-là. En clair, le report de la visite est purement politique.

Après la rencontre tenue le 21 février 2020, entre le secrétaire d’État chargé des droits sociaux, Nacho Alvarez (affilié au parti pro-sahraoui Podemos), et Souilma Birouk, "ministre" des Affaires sociales et de la promotion de la femme du gouvernement sahraoui, Arancha González Laya a affiché la position de l’Espagne sur la question du Sahara.

Sur Twitter, elle affirme que son pays ne reconnaît pas l’autoproclamée République arabe sahraouie démocratique (RASD). De même, elle assure que la position de l’Espagne sur le Sahara occidental n’a pas changé car, c’est une politique d’État. Arancha González Laya ajoutera que l’Espagne s’aligne derrière le processus politique conduit par l’ONU.

À l’analyse, ce sont ces commentaires de la ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la coopération, qui ont provoqué le report de sa visite en Algérie. Selon TSA, la visite a été reportée au 4 mars.

Bladi.net Google News Suivez bladi.net sur Google News

Bladi.net sur WhatsApp Suivez bladi.net sur WhatsApp

Sujets associés : Espagne - Alger - Autonomie Sahara - République Arabe Sahraouie démocratique (RASD)

Ces articles devraient vous intéresser :

Brahim Ghali s’en prend à nouveau au Maroc

Le président de la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD), Brahim Ghali, a mis en garde lundi contre les politiques hostiles du Maroc dans la région, allusion faite à son alliance avec Israël.

Le Polisario dit « accepter la paix » mais ne veut pas « déposer les armes »

Le Front Polisario a déclaré qu’il est pleinement engagé pour une paix juste, mais aussi pour la défense, par « tous les moyens légitimes », du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination.