Ayyoub Bouaddi et la nouvelle razzia du Maroc sur les talents binationaux
À quelques mois du Mondial 2026, la fédération marocaine intensifie son offensive pour rapatrier les pépites de la diaspora. Une stratégie agressive incarnée par une recrue de choix qui vient renforcer un effectif déjà taillé pour le titre.
La politique menée par Faouzi Lekjaa, président de l’instance dirigeante du football marocain, porte ses fruits. Dans sa quête assumée pour récupérer les jeunes prodiges, le Royaume a réussi un joli coup en attirant Ayoub Bouaddi. À seulement 18 ans, le milieu de terrain de Lille et ancien capitaine des sélections de jeunes françaises a répondu à l’appel du pays de ses parents.
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Le talentueux joueur a d’ailleurs pu prendre ses marques et exprimer sa fierté lors d’un premier rassemblement organisé fin mai au complexe Mohammed VI de Maâmoura, près de Salé. Une intégration anticipée pour tisser des liens avec ses futurs coéquipiers, juste avant l’arrivée des cadres, dont le capitaine Achraf Hakimi, retenus par la fin de la saison en club.
L’arrivée de ce grand espoir vient bonifier un groupe jugé aujourd’hui beaucoup plus expérimenté et talentueux qu’il y a quatre ans, selon l’analyste sportif Oussama Beraoui, cité par Hespress. Cette génération évoluera désormais sous les ordres de Mohamed Ouahbi. Ce technicien natif de Belgique, récent vainqueur de la Coupe du monde avec les moins de 20 ans, a pris les rênes de la sélection suite au départ de Walid Regragui à trois mois du tournoi américain. Loin d’être effrayé par ce défi, le nouveau sélectionneur assume ses gigantesques ambitions. Interrogé par la chaîne Arryadia, il affiche une détermination absolue : « Je crois en tout, et je crois que nous sommes capables d’aller jusqu’au bout et de gagner la Coupe du monde », tout en concédant, lucide, qu’une élimination au premier tour reste l’une des réalités du football.
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Cette faim de victoire accompagne un changement de statut radical pour la huitième nation au classement FIFA (première en Afrique). Fini l’effet de surprise du système défensif de 2022. Comme le rappelle l’ancien capitaine camerounais Benjamin Moukandjo sur beIN Sports, « le Maroc effraie » et est désormais craint par ses adversaires. Les Lions de l’Atlas devront gérer cette immense pression, alourdie par un contexte particulier : l’ancien sélectionneur essuyait de lourdes critiques populaires sur son style de jeu, et le récent sacre à la Coupe d’Afrique 2025 a été obtenu sur décision administrative face au Sénégal. Un trophée d’ailleurs contesté devant le Tribunal arbitral du sport. Les attentes sont immenses pour le pays, qui prépare activement sa co-organisation du Mondial 2030 avec la construction d’un stade gigantesque de 115 000 places près de Casablanca.