Badr, un champion d’athlétisme disparu en mer

- 15h40 - Espagne - Ecrit par : P. A

Au-delà des statistiques d’immigration clandestine, il y a des histoires comme celles de Badr, le jeune Marocain disparu en mer qui aimait concourir et gagner les courses d’athlétisme à Ceuta.

Le 9 février 2014, Badr El Moutaouakil, 14 ans, originaire de Fnideq, est arrivé premier du classement dans la catégorie cadet masculin du championnat de cross-country de Ceuta, organisé par l’ICD, rapporte El Faro de Ceuta.

Sept ans plus tard, le même Badr fait parler de lui autrement. Depuis mardi, il est porté disparu en mer alors qu’il tentait de traverser Ceuta à la nage, en compagnie d’un mineur.

Qu’est-ce qui a changé dans la vie de Badr pour qu’il opte à l’âge de 21 ans, pour l’immigration clandestine ? C’est la question que se posent tous ceux qui l’ont connu en tant que bon athlète ayant remporté des compétitions aussi bien à Ceuta qu’au Maroc.

Dans sa maison à Fnideq, sa famille garde les trophées et médailles qu’il a obtenus. À Ceuta comme au Maroc, on le considère comme un « bon athlète et une bonne personne » qui a dû abandonner l’athlétisme pour poursuivre ses études universitaires en aviation commerciale à Tanger.

Samedi, comme tous les jours depuis l’annonce de sa disparition, trois nageurs parcourent Benzú et Tarajal à la recherche de Badr. Jusque-là, aucun signe de vie de l’athlète. Sa famille à Fnideq, toujours sans nouvelles de lui, commence à désespérer.

  • Mohamed passe 36 heures en mer avant d'être sauvé

    Mohamed Ouskir, 26 ans, a eu plus de chance que son compatriote Badr. Il a été secouru par un bateau de pêche et transféré à l'hôpital de Mdiq. Tous deux étaient portés disparus en mer en tentant de traverser Ceuta à la nage pour rejoindre l'Espagne. Leurs familles étaient désespérément à leur recherche.

  • Une famille marocaine recherche désespérément Badr, disparu en mer

    Malchance pour un Marocain, candidat à l'immigration, qui s'est retrouvé à bout de force à Ceuta en tentant de rejoindre l'Espagne à la nage. Il était accompagné d'un garçon qui, lui, a pu atteindre la rive avant d'alerter les agents de sécurité maritime. Pour le moment, les recherches n'ont rien donné.

  • Deux Marocains voulant rejoindre Ceuta en kayak, disparus en mer

    Ayoub Fakhry, un jeune de 18 ans, a décidé avec un ami, de prendre un kayak pour quitter Fnideq et rejoindre Ceuta. Les deux candidats à l'immigration clandestine sont portés disparus depuis samedi. La famille de Ayoub, sans nouvelles, est désespérément à sa recherche.

  • Encore un jeune Marocain disparu en mer

    Sofian Boydo, un jeune Marocain de 24 ans, originaire de Taza, est porté disparu en mer depuis samedi, alors qu'il tentait de rejoindre Ceuta à la nage. Sa famille, sans nouvelles de lui, est désespérément à sa recherche.

  • Ceuta : encore deux Marocains disparus en mer

    Deux jeunes Marocains, candidats à l'immigration, ont tenté de traverser Ceuta à la nage pour rejoindre l'Espagne. Sans nouvelles d'eux depuis quelques jours, leurs familles, désespérées, demandent de l'aide.

  • Encore un Marocain disparu en mer à Ceuta

    Oussama El Hammoumi, 21 ans, est porté disparu depuis qu'il a décidé, lundi, avec deux amis de même âge, de rejoindre Ceuta à la nage en provenance de Fnideq.

  • Un couple marocain rejoint Ceuta en kayak

    Le service maritime de la garde civile a intercepté jeudi, un kayak occupé par quatre candidats à l'immigration clandestine dont un couple marocain. Malgré l'intensité du brouillard matinal, le sauvetage a pu être effectué sans incidents et les mis en cause ont été placés en quarantaine.

  • Ceuta : un Marocain disparu en mer toujours recherché

    Le service de secours maritime de Ceuta continue de rechercher un Marocain d'environ 40 ans, disparu en mer depuis vendredi alors qu'il tentait de rejoindre Ceuta à la nage.

  • Pas de nouvelles de Hussein et Mohamed, deux Marocains disparus en mer

    Deux jeunes Marocains, Hussein Mubarak et Muhammad Taniber, respectivement âgés de 17 et 18 ans, sont portés disparus en mer depuis décembre dernier. Ils tentaient de rejoindre Ceuta à la nage, en compagnie d'un ami qui, lui, a pu atteindre la rive.

  • Malika, la Marocaine rassurée d'être bloquée à Ceuta

    Malika B., Marocaine bloquée à Ceuta depuis la fermeture de la frontière en mars, avait fui son mari au Maroc qui lui faisait subir des violences physiques. Elle attend avec impatience la réouverture des frontières pour y ramener ses six enfants, qu'elle a laissés à Fnideq, afin de commencer avec eux une nouvelle vie.