Belgique : la famille reste le grand visa des Marocains
Les Marocains restent parmi les principaux bénéficiaires des premiers titres de séjour délivrés en Belgique aux ressortissants de pays tiers. En 2024, ils arrivent en deuxième position derrière les Ukrainiens, avec un motif dominant : les raisons familiales.
En Belgique, l’immigration marocaine continue de passer très largement par la famille. En 2024, 6 586 premiers titres de séjour ont été délivrés à des ressortissants marocains, ce qui place le Maroc au deuxième rang des pays tiers concernés, derrière l’Ukraine et devant la Turquie, la Syrie, l’Afghanistan et la Palestine.
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Le détail des motifs est encore plus parlant. Pour les Marocains, 56 % des premiers titres de séjour ont été accordés pour des raisons familiales, selon le cahier 2026 « Population et mouvements » de Myria. C’est nettement plus que la moyenne de l’ensemble des ressortissants de pays tiers, où les raisons familiales représentent 34 % des premiers titres délivrés.
Les autres motifs arrivent loin derrière. Les études représentent 14 % des premiers titres accordés aux Marocains, les activités rémunérées 9 %. Le travail reste donc un canal secondaire par rapport au regroupement familial, contrairement à d’autres nationalités comme les Turcs ou les Indiens, davantage représentés dans les titres liés à l’emploi.
Une baisse après la réforme de 2011
Le rapport rappelle aussi que les Marocains ont souvent occupé la première place de ce classement par le passé. Mais entre 2010 et 2013, le nombre de premiers titres de séjour délivrés à cette population a fortement reculé. Cette baisse est notamment liée à la réforme de 2011 sur le regroupement familial, qui a particulièrement touché les ressortissants marocains.
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La situation de 2024 montre donc une double réalité. Les Marocains ne sont plus en tête, dépassés par les Ukrainiens dans un contexte marqué par la protection temporaire liée à la guerre. Mais pour eux, la famille reste de très loin la principale porte d’entrée vers un premier séjour en Belgique.