Marocains en Belgique : la nouvelle barrière financière du regroupement familial

- 18h00 - Belgique - Ecrit par : Said A.

La Belgique maintient son durcissement du regroupement familial, mais la justice a déjà freiné une partie de la réforme. Les Marocains restent parmi les nationalités les plus concernées par ces démarches.

La Belgique a durci les conditions du regroupement familial. Depuis l’entrée en vigueur de la loi du 18 juillet 2025, le 18 août 2025, les personnes qui souhaitent faire venir des membres de leur famille doivent répondre à des conditions plus strictes, notamment en matière de revenus.

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Le changement le plus concret concerne les moyens de subsistance exigés. Le regroupant doit désormais justifier d’un revenu net mensuel au moins équivalent à 110 % du revenu minimum mensuel moyen garanti. Depuis l’indexation du 1er avril 2026, ce montant atteint 2 408,79 euros net par mois. Il est augmenté de 10 % pour chaque membre de la famille supplémentaire à charge.

Cette mesure touche directement les étrangers installés en Belgique, dont de nombreux Marocains. Selon Myria, l’organisme public belge spécialisé dans les migrations, les Marocains figurent parmi les principales nationalités de ressortissants de pays tiers concernées par les premiers titres de séjour délivrés pour raisons familiales.

Mais la réforme a connu un sérieux frein judiciaire. Le 26 février 2026 dernier, la Cour constitutionnelle belge a suspendu certaines dispositions visant les bénéficiaires de la protection subsidiaire et les membres de leur famille. Ces mesures prévoyaient notamment des conditions plus strictes, comme un délai d’attente de deux ans, des revenus suffisants, un logement et une assurance maladie.

Cette suspension ne remet pas en cause l’ensemble du durcissement. Les nouvelles exigences de revenus restent d’actualité pour les dossiers concernés. Mais elle montre que la réforme migratoire belge, présentée par le gouvernement comme un moyen de réduire l’attractivité du pays, reste juridiquement fragile.

Sur Bladi.net : La Belgique durcit encore plus le regroupement familial

Pour les familles marocaines concernées, la conséquence est claire : le regroupement familial en Belgique devient plus difficile, plus encadré et plus coûteux à prouver. Les candidats doivent désormais préparer des dossiers plus solides, en particulier sur les revenus, le logement et la stabilité de leur situation.