Belgique : une retraitée marocaine (75 ans) trouve une amie de 17 ans
À 75 ans, Aïcha vit avec sa fille à Bruxelles. Pourtant, cette veuve d’origine marocaine souffre de solitude. Grâce à une association, une lycéenne de 17 ans lui rend visite régulièrement, comblant un besoin vital de compagnie extérieure.
Veuve et retraitée, Aïcha partage son domicile bruxellois avec sa fille Fatima. Si la présence familiale est assurée au quotidien, elle ne remplace pas les échanges extérieurs nécessaires pour briser la monotonie. Pour pallier ce manque d’interactions, la septuagénaire a croisé le chemin de Louise, une bénévole de 17 ans. Depuis l’automne dernier, la jeune fille offre spontanément de son temps libre pour recréer du lien social, prouvant que la compagnie extérieure demeure essentielle à tout âge, même pour les personnes entourées par leurs proches.
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Cette mise en relation a été orchestrée par Accolage. Créée en 2013, cette structure locale rassemble aujourd’hui 700 participants et se distingue des services d’aide à domicile classiques. Comme le rapporte Sudinfo, l’objectif n’est pas d’offrir des soins médicaux ou ménagers, mais d’assurer une simple présence humaine. Un accompagnement crucial, particulièrement durant les périodes estivales et hivernales où la solitude pèse plus lourdement sur les aînés isolés de la capitale belge.
Lors de leurs rencontres, le binôme n’établit aucun programme strict. Les visites s’articulent autour de promenades dans le quartier, de parties de memory ou de discussions informelles. « On ne parle de rien, de tout et de rien. Comme ça, j’ai quelqu’un, comme ça, j’ai de la compagnie », confie Aïcha. Sans contrainte, la lycéenne gère son emploi du temps pour assurer ses visites, tirant elle-même un profond sentiment d’utilité et de satisfaction de ces échanges intergénérationnels.
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Au fil des mois, une véritable intimité s’est installée. L’ancienne femme de chambre raconte son enfance au Maroc et son arrivée en Belgique, tandis que la retraitée la considère désormais « comme l’enfant de [ses] enfants ». Cette complicité dépasse largement le cadre associatif initial. Bien que Louise doive prochainement déménager à Liège pour entamer des études de médecine à la rentrée, elle a d’ores et déjà garanti qu’elle maintiendrait cette relation amicale.