Billets d’avion : cette hausse que les compagnies ne peuvent pas vous imposer

- 08h00 - Monde - Ecrit par : S.A

Face à l’envolée des prix du kérosène, Bruxelles tape du poing sur la table. Les compagnies aériennes n’ont plus le droit de facturer un supplément carburant une fois le billet payé, une mesure protégeant de nombreux voyageurs.

La Commission européenne interdit formellement aux compagnies aériennes de réclamer un supplément lié au carburant après la réservation d’un vol sec. Face à l’envolée des cours du kérosène due au conflit au Moyen-Orient, une porte-parole rappelle qu’une telle facturation rétroactive « ne peut se justifier ». Les pratiques de certains transporteurs, à l’image de la stratégie d’ajustement tarifaire tentée récemment par Volotea, sont désormais jugées illégales. Une position tranchée et appuyée par le gouvernement français, Serge Papin insistant sur le fait que « c’est interdit : le prix, il est ferme ».

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Si les billets classiques sont intouchables, une exception persiste pour les voyages à forfait vendus par les tour-opérateurs. La réglementation les autorise à majorer la facture finale « jusqu’à 8% », à condition d’avertir le client au moins vingt jours avant le départ. Le secteur traverse une violente zone de turbulences, avec un carburant dont le coût a doublé depuis la fin du mois de février. Si la France envisage des reports de charges pour soutenir ses entreprises les plus exposées, Bruxelles refuse pour l’instant d’assouplir l’obligation d’utilisation des créneaux aéroportuaires, maintenant une pression stricte sur un marché qui génère l’essentiel de ses revenus estivaux.

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Face aux incertitudes financières et logistiques, plus de 13 000 vols et deux millions de sièges ont déjà été rayés des programmes européens pour l’année 2026. Le ministre français des Transports, Philippe Tabarot, écarte toutefois le scénario d’« annulations massives cet été ». En cas de suppression de vol provoquée par une pénurie locale de jet fuel, l’Europe précise qu’il s’agit d’une « circonstance extraordinaire ». Les transporteurs échappent alors aux indemnités compensatoires classiques, qui oscillent entre 250 et 600 euros. Néanmoins, l’exécutif européen se montre intransigeant sur la contrepartie : le passager lésé conserve un droit absolu au remboursement intégral de son trajet.