Bouaddi, Hakimi, Brahim Diaz : le Maroc fait enrager l’Europe du football
Le Maroc s’appuie désormais massivement sur les binationaux pour renforcer son équipe nationale. Guidée par des choix affectifs, à l’image d’Hakim Ziyech, cette stratégie structurée attire de nombreux talents, provoquant inévitablement la colère de leurs fédérations de naissance.
Il y a une dizaine d’années, Hakim Ziyech justifiait déjà son engagement par une démarche purement affective. L’ancien joueur de l’Ajax Amsterdam a fermement écarté les Pays-Bas, son pays de naissance, estimant qu’une telle décision ne se prend pas avec la raison. Ce profond sentiment d’appartenance demeure souvent incompris par les observateurs extérieurs.
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Ce positionnement est aujourd’hui partagé par une écrasante majorité de la sélection. Achraf Hakimi a suivi une trajectoire similaire en tournant le dos à l’Espagne après des essais infructueux. Ce renversement de situation contraste fortement avec les époques précédentes, où des sportifs de haut niveau comme Marouane Fellaini ou Adil Rami optaient systématiquement pour l’Europe.
Pour pérenniser cette attractivité, les dirigeants ont mis en place un projet à long terme basé sur l’encadrement plutôt que sur des incitations financières. Des recruteurs quadrillent le continent pour approcher les jeunes cibles très tôt. L’attaquant Ryan Mmaee confirme que le professionnalisme des infrastructures facilite grandement l’adhésion des familles.
Ce recrutement méthodique au sein des centres de formation irrite particulièrement les pays d’accueil. Aux Pays-Bas, l’ex-international Rafael van der Vaart juge ouvertement que seuls les éléments de second plan rejoignent la sélection. De son côté, la direction technique belge déplore la perte brutale de l’énergie et des importantes ressources investies dans ces athlètes.
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Malgré de rares revers, comme le départ de Lamine Yamal vers l’équipe espagnole, la politique sportive enchaîne les réussites. L’intégration de recrues prometteuses s’appuie désormais sur un palmarès retentissant. Avec une quatrième place à la Coupe du monde 2022 et un récent sacre mondial chez les moins de 20 ans, le pari des décideurs s’avère payant.