Brahim Diaz après la CAN : « Je ne le souhaiterais pas à mon pire ennemi »
Le préparateur physique de l’équipe nationale du Maroc a brisé le silence sur l’état de Brahim Diaz après son penalty raté en finale de la CAN 2025. Eduardo Dominguez décrit un moment d’une intensité « si douloureuse que je ne le souhaiterais pas à mon pire ennemi ».
C’était le moment le plus cruel de la CAN 2025. En finale face au Sénégal à Rabat, Brahim Diaz s’avance pour tirer le penalty qui pouvait offrir au Maroc son premier titre continental depuis 1976 — 50 ans d’attente résumés en un seul geste. Il choisit la panenka. Le gardien plonge, arrête. Le silence s’abat sur un stade tout entier.
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Eduardo Dominguez, préparateur physique des Lions de l’Atlas, a raconté à El Larguero ce qui s’est passé dans les heures suivantes. « Les joueurs sont rentrés directement dans leurs chambres, écrasés par la confusion et le silence. Personne ne savait quoi dire. » Sa dernière image de Diaz ce soir-là : à l’aéroport, visiblement brisé. « Il n’y a pas grand-chose à dire à quelqu’un qui porte ce poids-là dans sa tête », a-t-il admis.
Pourtant, rien n’efface ce que Diaz a accompli dans ce tournoi. Cinq buts, des performances décisives à chaque tour, une équipe du Maroc invaincue depuis 32 matchs avant cette nuit-là. Il avait porté son équipe jusqu’à la première finale marocaine depuis 2004, terminant comme l’un des meilleurs joueurs du tournoi.
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La finale restera également marquée par les incidents provoqués par des supporters sénégalais — invasions de terrain, jets de projectiles, dégradations. Le tribunal de Rabat a depuis condamné 18 d’entre eux à des peines allant de 3 mois à 1 an de prison ferme. La CAF a de son côté suspendu le sélectionneur sénégalais Pape Bouna Thiaw pour cinq matchs et lui a infligé une amende de 100 000 dollars.