Braqué six fois, puis privé d’indemnités : la CPAM lui coupe ses indemnités
Braqué six fois en deux ans alors qu’il dirigeait un supermarché en région parisienne, Mohamed Belaïd souffre toujours de troubles anxieux. Plus de dix ans après ces attaques, la CPAM de Seine-Saint-Denis a cessé de lui verser ses indemnités à la suite d’une rechute.
Mohamed Belaïd n’a rien oublié. Entre 2011 et 2012, alors qu’il dirige un magasin Aldi à Pierrefitte-sur-Seine, il subit six braquages. Des hommes cagoulés font irruption dans le commerce, parfois pour vider les caisses, parfois pour l’obliger à ouvrir le coffre.
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L’une de ces attaques l’a particulièrement marqué. Ce matin-là, vers 7 h 45, il aperçoit des individus cagoulés alors qu’il vient d’ouvrir le magasin. Les braqueurs le retrouvent, lui pointent une arme sur la tempe et l’aspergent de gaz lacrymogène. Mohamed raconte avoir eu le sentiment de se dédoubler, incapable de respirer normalement.
La CPAM interrompt ses indemnités
Aujourd’hui encore, cet ancien directeur de magasin souffre de troubles anxieux liés à ces événements. Mais une nouvelle épreuve s’est ajoutée à son quotidien : la caisse primaire d’assurance maladie de Seine-Saint-Denis a interrompu le versement de ses indemnités depuis sa rechute.
La raison avancée par la CPAM ? Des pièces justificatives manquantes, rapporte Le Parisien dans son édition du 18 octobre.
« Je ne suis pas un profiteur », se défend Mohamed Belaïd, qui reste marqué par les violences subies durant ses années chez Aldi.