CAN 2025 : des milliards et une pression royale, l’erreur est interdite pour Regragui
C’est l’heure de vérité pour les Lions de l’Atlas. Avec des infrastructures rénovées à coups de centaines de millions d’euros et un peuple chauffé à blanc depuis l’épopée du Qatar, le Maroc n’a plus le droit à l’erreur. Walid Regragui, porté aux nues hier, doit désormais assumer un statut de favori écrasant où seule la victoire finale sera acceptée par le Royaume.
L’attente est à la mesure des investissements colossaux. Entre la rénovation totale du stade Ibn Batouta à Tanger pour 340 millions d’euros et des conditions d’entraînement dignes des plus grands clubs européens, le Maroc a mis les petits plats dans les grands, explique le journal L’Equipe. Pour Fouzi Lekjaa, le puissant président de la Fédération, le message est limpide : fini le rêve, place à l’exigence. « Nous avons tout le potentiel pour aller chercher cette CAN », tranche-t-il, rappelant la 11ᵉ place mondiale du pays.
À lire : Soufiane El Karouani répond à la non-convocation de Walid Regragui
La fièvre monte déjà dans les rues. Des millions de Marocains se tiennent prêts à envahir les artères du pays au moindre exploit, à l’image des scènes de liesse du Mondial 2022 où même le Roi Mohammed VI avait bravé le protocole pour célébrer la qualification historique. Mais jouer à domicile change la donne : le public ne réclame plus seulement la victoire, il exige la manière.
Walid Regragui se retrouve au pied du mur. Le « pompier de luxe » qui avait éteint l’incendie Vahid Halilhodzic doit désormais prouver qu’il peut transformer son bloc défensif commando en une machine à gagner offensive. Tous les regards sont braqués sur la pépite Brahim Diaz, devenu l’atout maître du système, qui devra justifier son statut face à l’intensité physique des géants d’Afrique comme le Nigeria.
À lire : La liste de Walid Regragui fait plaisir à un club anglais
Pourtant, l’inquiétude perce derrière l’euphorie. L’état de santé des cadres défensifs, notamment Achraf Hakimi et Nayef Aguerd, donne des sueurs froides au staff. Comme le souligne l’ancien Lion Abdeslam Ouaddou, sans une arrière-garde en béton armé, le rêve de soulever le trophée à la maison pourrait rapidement se heurter à la dure réalité du terrain.