Une Cartier, un Lady Dior, une bague Tiffany : les cadeaux d’un riche héritier d’origine marocaine disparaissent à Rome
À Rome, un héritier français d’origine marocaine pensait récupérer les cadeaux de luxe offerts à son ancienne compagne. Les bijoux ont disparu après leur remise à un intermédiaire se présentant comme avocat, qui a ensuite réclamé 500 euros supplémentaires.
Une montre Cartier Tank sertie de diamants, un sac Lady Dior, une bague Tiffany, des chaussures Chanel et Hermès : les cadeaux offerts par un riche héritier français d’origine marocaine à son ancienne compagne italienne représentaient quelque 20 000 euros. Après leur séparation, la femme accepte de restituer ces objets. Un accord écrit est préparé pour organiser leur remise, rapporte La Repubblica dans son édition du 4 novembre.
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L’héritier confie cette mission à un homme se présentant sous le nom de Nicola Carratelli, un avocat réellement inscrit au barreau de Cosenza, en Calabre. L’intermédiaire négocie l’accord et signe les documents. Il reçoit 1 000 euros d’honoraires, une partie par paiement électronique et le reste en espèces, remis à une femme envoyée à l’Hotel de Russie, où séjourne le riche Français.
Le 11 février 2025, l’ex-compagne se présente au Westin Excelsior, autre établissement prestigieux de Rome, pour restituer les cadeaux. Elle remet les bijoux et les accessoires à un intermédiaire chargé de les récupérer. Mais les précieux objets prennent une tout autre direction. Selon les enquêteurs italiens, ils sont emportés en Calabre et disparaissent.
Les bijoux disparaissent, puis arrivent les frais d’expédition
Après avoir encaissé ses 1 000 euros, il réclame encore 500 euros pour expédier les objets à leur propriétaire. Il transmet même des justificatifs d’envoi que les enquêteurs considèrent comme mensongers. L’héritier se retrouve ainsi sollicité une nouvelle fois pour récupérer les cadeaux que son ancienne compagne avait accepté de lui rendre.
Les investigations des carabiniers de Trastevere révèlent une autre surprise. Derrière le nom de l’avocat se trouverait Nicola Cannatelli, un homme de 42 ans originaire de Vibo Valentia. Le parquet de Rome le soupçonne d’avoir emprunté l’identité d’un véritable professionnel du droit. Le dossier, suivi par le procureur Stefano Opilio, porte sur cinq infractions présumées : exercice illégal de la profession d’avocat, usurpation d’identité, escroquerie, appropriation indue et tentative d’extorsion.
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Le nom de Nicola Cannatelli était déjà apparu dans une interrogation écrite au Parlement italien, déposée le 10 juin 2025 par le député Lorenzo Cesa. Dans cette autre affaire, le parlementaire demandait au gouvernement de vérifier des signalements concernant des promesses de financements publics et une possible usurpation de fonctions ministérielles. Le document mentionnait déjà les deux noms, Cannatelli et Carratelli, aujourd’hui au centre de l’enquête romaine sur les bijoux disparus.