Le cauchemar de Nada Itrab, kidnappée à 9 ans et esclave dans la jungle de Bolivie
Kidnappée à l’âge de 9 ans par son voisin, la jeune Nada Itrab, d’origine marocaine, a vécu un enfer de sept mois dans la jungle bolivienne. Aujourd’hui libérée, elle raconte comment ce prédateur a exploité la vulnérabilité familiale.
L’histoire de Nada Itrab débute par la quête d’une vie meilleure. Enfant, elle quitte son Maroc natal pour s’installer avec sa famille en Espagne, à L’Hospitalet de Llobregat, où ils affrontent une grande précarité économique. C’est dans ce contexte de vulnérabilité extrême qu’un voisin se rapproche de leur foyer, se forgeant une image de bienfaiteur idéal. Selon le récit détaillé par le journal La Vanguardia, cet individu a manipulé les parents pour gagner leur confiance, allant jusqu’à prétextant offrir un voyage en Bolivie à la fillette de 9 ans afin de récompenser ses bonnes notes.
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Le piège se referme brutalement peu après l’atterrissage sur le sol sud-américain. Le ravisseur prétend d’abord avoir égaré les documents nécessaires pour rentrer en Espagne, ce qui éveille les premiers soupçons de l’enfant qui réussit tout de même à contacter sa mère. Ses craintes se confirment lorsqu’elle surprend une conversation téléphonique où la police ordonne à son voisin de se livrer aux autorités. « Je me sentais comme dans une cage […], on m’avait enlevé ma voix et ma personne », témoigne-t-elle pour décrire ce basculement.
Afin d’échapper à la justice, le ravisseur entraîne sa jeune victime au plus profond de la forêt bolivienne. L’enfant d’origine marocaine y est réduite en esclavage, obligée de travailler manuellement dans les vastes plantations de coca. L’horreur rythme son quotidien durant ce huis clos infernal. La survivante raconte avoir subi des violences sexuelles régulières, affirmant qu’il n’y a pas eu une seule journée dans cette jungle amazonienne sans qu’elle ne soit abusée.
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Le supplice prend finalement fin au bout de sept mois de captivité grâce à une erreur du criminel. Un appel téléphonique passé par le ravisseur permet à la Garde civile espagnole de retracer sa position exacte. En parallèle, un accord décisif conclu entre les autorités boliviennes et les patrons de la plantation garantit la survie de la fillette jusqu’à l’assaut. L’opération de sauvetage par hélicoptère est menée de manière fulgurante, arrachant la jeune fille à ses bourreaux pour lui permettre, des années plus tard, de livrer son témoignage dans un livre autobiographique.