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Le constat très sévère des Marocains sur la corruption

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15 décembre 2019 - 12h00 - Société

En tout, 74 % des Marocains affirment que les efforts du gouvernement en matière de lutte contre la corruption sont insuffisants. C’est ce que révèle le dernier rapport de Transparency International sur la corruption au Moyen-Orient et en Afrique du nord (MENA).

Transparency International a axé son étude sur les perceptions des citoyens sur la corruption électorale et gouvernementale au Maroc, en Jordanie, au Liban, en Palestine, au Soudan et en Tunisie. Pour le cas du Maroc, 53 % des citoyens estiment que la corruption institutionnelle s’aggrave. Ainsi, le Maroc arrive derrière la Tunisie, dont 67 % des citoyens affirment que ce fléau est en nette progression. La Jordanie (55 %), la Palestine (62 %) et le Liban (68 %) devancent également le royaume sur cette liste. Le Soudan se hisse en tête de ce classement avec un pourcentage de 82 %.

Au total, 74 % des Marocains estiment que l’approche du gouvernement est inefficace en matière de lutte contre la corruption. Selon eux, les politiciens acceptent très souvent des pots-de-vin et favorisent la fraude. "Le traitement des affaires de corruption révèle un fossé entre les promesses des dirigeants et les actions concrètes. Selon les résultats du GCB, un Marocain sur quatre pense que la plupart ou la totalité des juges, magistrats et policiers sont corrompus", indique le rapport de Transparency International.

L’ONG internationale de lutte contre la corruption souligne par ailleurs que "la police a le taux de corruption le plus élevé (22 %) et qu’elle est la fonction publique la plus susceptible d’exiger et de recevoir des pots-de-vin".

Face à ce tableau peu reluisant, Transparency International appelle les gouvernements de la région MENA à "agir et à faire preuve d’une volonté politique sérieuse contre la corruption".

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