La défaite du Maroc vue par la presse internationale

- 13h00 - Sport - Ecrit par : Sébastien A.

Éliminé par la France (2-0) en quarts de finale du Mondial 2026, le Maroc n’a pas convaincu la presse étrangère. De Londres à Milan, les analyses pointent une équipe trop prudente, presque sans danger, face à des Bleus nettement supérieurs.

Le parcours du Maroc s’est arrêté jeudi soir à Foxborough. Après avoir repoussé un penalty de Kylian Mbappé en première période, Yassine Bounou a longtemps maintenu les Lions de l’Atlas dans le match. Le capitaine français a toutefois ouvert le score à l’heure de jeu, avant qu’Ousmane Dembélé ne double la mise six minutes plus tard.

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Dans la presse internationale, le verdict est presque unanime. La France a dominé sans avoir besoin de livrer son meilleur match, tandis que le Maroc n’est jamais parvenu à reproduire le football offensif montré lors des tours précédents.

Un Maroc jugé trop prudent

Pour Reuters, le choix marocain d’évoluer dans un système très prudent a fini par se retourner contre l’équipe de Mohamed Ouahbi. Brahim Diaz s’est retrouvé isolé devant et le milieu français, dirigé par Adrien Rabiot et Manu Koné, a imposé sa puissance et son rythme.

L’agence britannique souligne surtout le manque de menace offensive des Lions de l’Atlas. Le Maroc n’a cadré qu’une seule frappe, très tardivement, alors qu’il était déjà mené de deux buts. L’absence d’Ismaël Saibari, blessé, a également privé l’équipe d’un joueur capable d’attaquer les espaces et de faire remonter le bloc.

The Guardian estime que le Maroc a résisté pendant une heure, notamment grâce aux interventions de Bounou, avant d’être étouffé par le pressing français. Selon le quotidien britannique, les Marocains semblaient surtout attendre une éventuelle séance de tirs au but, sans parvenir à proposer une autre solution lorsque la France a finalement marqué.

Même sévérité du côté de l’Associated Press, qui insiste sur la répétition du scénario de 2022 : une nouvelle élimination contre la France, sur le même score de 2-0, et trop peu d’occasions pour réellement inquiéter les Bleus.

Bounou retarde une France jugée intouchable

La presse étrangère retient néanmoins la performance de Yassine Bounou. Son arrêt sur le penalty de Mbappé et plusieurs interventions décisives ont empêché la France de prendre rapidement l’avantage. Mais le gardien marocain n’a pas pu résister indéfiniment à la pression.

Aux Pays-Bas, la NOS décrit une équipe de France « beaucoup trop forte » pour un Maroc qui n’est pratiquement jamais parvenu à prendre pied dans la rencontre. Le média néerlandais présente Mbappé comme le grand responsable de l’élimination marocaine, malgré son penalty manqué.

En Espagne, El País observe que l’équilibre de la rencontre a définitivement basculé après la pause. La France a accéléré, Mbappé a trouvé l’ouverture et le deuxième but de Dembélé a immédiatement coupé toute possibilité de réaction marocaine.

La Gazzetta dello Sport va encore plus loin en présentant la France comme une équipe évoluant dans « une autre catégorie ». Le quotidien italien insiste sur la maîtrise de Manu Koné, le geste décisif de Mbappé et l’efficacité de Dembélé dès que le Maroc a tenté de sortir davantage de son camp.

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La presse internationale ne remet pas en cause le statut acquis par le Maroc après deux parcours consécutifs parmi les huit meilleures équipes du monde. Elle considère cependant que les Lions de l’Atlas ont abordé ce quart de finale avec trop de retenue. Mohamed Ouahbi a lui-même reconnu la supériorité française, tout en appelant son équipe à analyser ses limites pour tenter d’aller encore plus loin lors du Mondial 2030 organisé au Maroc, en Espagne et au Portugal.