Dix ans d’interdiction de réseaux sociaux pour un « influenceur » marocain

- 08h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

La justice a rendu son verdict dans l’affaire du tiktokeur Adam Benchakroun. La chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tanger a condamné, ce mercredi, le jeune influenceur à une peine de prison ferme assortie d’une longue interdiction d’accès aux plateformes numériques.

Le tribunal a prononcé une peine de trois ans de prison ferme à l’encontre de l’accusé. Fait marquant de ce jugement, cette condamnation est accompagnée d’une interdiction d’utiliser les réseaux sociaux pour une durée de dix ans. Le prévenu dispose d’un délai de dix jours pour interjeter appel de cette décision de première instance.

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L’audience a été le théâtre de vifs échanges entre l’accusation et la défense. Le substitut du procureur du Roi a qualifié les faits reprochés d’« odieux », insistant sur le caractère conservateur de la société marocaine et les dérives liées à l’usage des smartphones. Il a requis une condamnation exemplaire, estimant que l’accusé n’avait manifesté aucun remords. La partie civile, représentée par l’avocat d’une association de droits humains, a appuyé cette demande, dénonçant la diffusion de séquences portant atteinte à la pudeur et à la vie privée d’autrui.

De son côté, la défense a plaidé les circonstances atténuantes, axant sa stratégie sur la minorité de l’accusé au moment des faits allégués. Son avocate a soutenu que son client avait été victime d’exploitation par des adultes dans un contexte familial précaire, marqué par la maladie de ses parents. L’avocate a également soulevé des vices de procédure, notant l’absence d’expertise numérique certifiant que les vidéos incriminées, dont l’une ne dure que 30 secondes, appartenaient bien à l’accusé ou étaient gérées par lui.

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Adam Benchakroun était poursuivi pour plusieurs chefs d’inculpation, notamment l’outrage public à la pudeur, l’insulte, la diffamation envers une femme, l’incitation à commettre un délit, ainsi que l’enregistrement et la diffusion d’images d’une personne sans son consentement.

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