L’économie marocaine se porte bien en dépit du déclin mondial

- 09h00 - Maroc - Ecrit par : L.A

Avec des indicateurs économiques et des prévisions fortes pour le Maroc, les leaders des milieux des affaires et de l’industrie disent que les partenariats entre les secteurs publics et privés se révèlent payants.

L’économie marocaine se porte bien malgré un contexte international difficile marqué par la hausse vertigineuse des cours de pétrole. C’est ce qu’a tenu à souligner le ministre de l’économie et des finances Salah Eddine Mezouar, mardi 22 juillet, lors d’une rencontre avec le patronat.

Prenant la parole lors d’une réunion de la Confédération Générale des Entreprises Marocaines (CGEM), Mezouar a soutenu son assertion selon laquelle l’économie se porte bien. Depuis 2001, le taux de croissance non agricole a progressé de plus de 6% par an. Le chômage a régressé passant de 14% à 10%, et les investissements ne cessent d’augmenter dans l’ensemble.

"Ces développements macroéconomiques attestent du ressort de l’économie nationale (et d’une) politique financière et économique efficace et réalisée par des réformes,des projets majeurs et des politiques sectorielles" a affirmé Mezouar.

Le Ministre a été également optimiste sur les perspectives futures. Le taux d’inflation reste maîtrisé dans une fourchette de 2% et une croissance économique globale sera arrêtée à 6,8% comme prévu par la loi des finances. Il a également assuré aux membres du CGEM que le processus continu du développement de l’assiette fiscale et le contrôle des dépenses du Gouvernement maintiendront le déficit budgétaire à un niveau qui n’excèdera pas 3% du PIB.

Mezouar a également appellé le secteur privé à s’impliquer dans le processus de croissance. "La volonté du gouvernement est d’impliquer le patronat dans tous les projets économiques en phase de finalisation. Cette démocratie veut que les entreprises s’engagent sans équivoque à assumer pleinement la part qui leur revient."

"Grâce à la baisse de la TVA et des droits de douane sur des produits importés, les entrepreneurs sont appelés vivement, par obligation éthique et citoyenne, à injecter les subventions et les baisses des charges dans la recapitalisation et le grandissement de la taille de leurs entreprises," a-t-il ajouté.

Le directeur général de la caisse de dépôt et de gestion Mustapha Bakoury indique, pour sa part, que les performances économiques du Maroc sont aujourd’hui reconnues par tout le monde. Il signale que toutes les régions du pays connaissent une dynamique sans précédent.

"Je pense que l’on peut aller plus loin à condition que l’ensemble des acteurs économiques, publiques et sociaux aillent de l’avant vers un avenir tourné sur le partage des richesses", ajoute-t-il. "Nous avons déjà commencé à récolter les fruits."

Le patronat se félicite du partenariat entre les secteurs public et privé. Le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) affiche la volonté de son organisation d’assumer sa responsabilité entière dans la mobilisation des opérateurs économiques à investir davantage dans les secteurs moteurs du développement socio-économique.

"Le partenariat « public/privé fonctionne parfaitement et constitue un des piliers essentiels de notre modèle économique marocain", dit Moulay Hafid El Alamy.

Le président de la fédération nationale des promoteurs immobiliers Youssef Ben Mansour explique que grâce à la mobilisation des acteurs et de l’accompagnement de l’Etat en terme fiscale et de mobilisation du foncier, le secteur immobilier privé a joué un rôle-clé dans la croissance économique du pays.

Certains disent, néanmoins, que l’Etat s’est concentré sur les grandes entreprises et pourrait faire plus pour venir en aide aux petites et moyennes entreprises et sur leurs intérêts industriels.

Ainsi, le Président de la commission PME-PMI à la CGEM Khalid Benjelloun affirme que "les PME continuent de souffrir d’un certains nombre de contraintes qui empêchent leur développement notamment au niveau du foncier, de la formation, du financement et de l’expertise."

Source : Magharebia - Sarah Touahri

  • Le Maroc prévoit un taux de croissance d'environ 6,8% en 2009

    Le Maroc prévoit pour en 2009 un taux de croissance de 6,8% contre 6,1% cette année, a déclaré jeudi le ministre de l'Economie, Salaheddine Mezouar.

  • Économie : Mezouar défend l'exception marocaine

    Une économie qui investit est une économie qui va bien. C'est l'idée qu'a défendue Salaheddine Mezouar, ministre des Finances et de l'Economie, au conseil de gouvernement du jeudi 18 septembre 2008. Les chiffres sont là pour réconforter cette thèse. Le montant total des investissements approuvés par la Commission interministérielle compétente s'élève à 16,1 milliards de DH. Au total, ce sont quelque 23 projets qui ont été validés. Précisons que seuls les projets dont le montant dépasse 200 millions de DH sont traités au niveau de cette commission.

  • Le CMC prévoit 5,7% de croissance

    Une fois n'est pas coutume. Le Centre marocain de conjoncture s'inscrit en porte-à-faux aux prévisions de croissance du Haut commissariat au plan et du ministère de l'Economie et des Finances. Là où le HCP prévoit un taux de croissance de 6,2% ou encore le département de Mezouar, 6,8%, le CMC table sur 5,7% pour l'année 2008. Si les prévisions du Plan ne sont pas trop différentes de celles du CMC, l'écart avec le ministère de l'Economie et des Finances (1,1 point) donne à penser que les indicateurs ne sont pas les mêmes. Comment en arrive-t-on à de telles différences ? Querelle de chapelle !

  • Croissance, Mezouar confirme

    Salaheddine Mezouar, ministre de l'Economie et des Finances, a toutes les raisons d'afficher la mine des grands jours. Vendredi 11 juillet, ce dernier a réuni la presse pour défendre les choix du gouvernement en matière de budget. Pour lui, le pays s'en tire bien malgré la panne du dialogue social et des tensions liées à la cherté.

  • Le HCP revoit le taux de croissance à la baisse

    Le Haut Commissariat au Plan a revu sa première estimation de croissance pour 2008 à la baisse de 7% en début d'année à 6,7%. Selon le HCP, cette révision à la baisse fait suite à un "contexte international peu favorable", marqué par la hausse des prix du pétrole et des matières premières.

  • Croissance : 2008, année de consolidation

    « L'année 2008 se présente comme une année de consolidation des acquis ». C'est en ces termes que le ministère des Finances et de la Privatisation qualifie les tendances lourdes de l'économie en cette année. Une conclusion qui tombe à point nommé surtout après l'appel lancé par le gouverneur de Bank Al-Maghrib à « la capitalisation des progrès » et à une vigilance quant aux effets néfastes de « la triple crise mondiale : financière, énergétique et alimentaire ».

  • Croissance, l'exception Maroc

    Au moment où l'économie mondiale ralentit, celle du Maroc affiche un dynamisme enviable. Les derniers chiffres du Haut commissariat au Plan (HCP) parlent d'un taux de croissance de 6,2% pour l'année 2008. Mieux, l'embellie se prolongera en 2009 où la croissance devrait atteindre 5,3%.

  • Le Maroc s'industrialise et s'enrichit, mais déficits et inégalités se creusent

    En dépit d'un contexte international très défavorable, l'économie marocaine se porte plutôt bien. Tout le monde l'admet au Maroc, mais les analyses divergent quant à la durée de ce qu'on qualifie à Rabat de "boom économique".

  • Retour à GMT : L'économie d'énergie sacrifiée

    C'est officiel ! Le retour à l'heure GMT vient d'être décidé. À partir du 31 août à minuit, il faudra reculer d'une heure les aiguilles de nos montres. Du coup, le décret publié le 29 mai dernier dans le Bulletin officiel et qui a prévu de maintenir le GMT+1 jusqu'au 28 septembre devient caduc. « Nous avons reçu des instructions le jour même. Nous ne nous y attendions pas », admet une source du département ministériel en charge de la modernisation des secteurs publics. La décision a été prise au niveau du gouvernement, donne-t-on comme seul argument.

  • Le Maroc prévoit une croissance 5,8% en 2009

    Le Maroc table sur une croissance économique de 5,8% pour l'année 2009, soit l'une des plus fortes croissances au monde, a annoncé Salaheddine Mezouar, ministre de l'Economie et des Finances.