Embauchée par hasard à 18 ans, Rachida, vendeuse voilée, dirige aujourd’hui 50 personnes
Entrée comme simple vendeuse pour un emploi temporaire il y a plus de vingt ans, Rachida El Khalfioui est aujourd’hui à la tête d’un grand magasin en Belgique. Une carrière où le port de son foulard n’a jamais freiné son ambition.
À la tête d’un commerce florissant situé dans un centre commercial très fréquenté, Rachida El Khalfioui gère aujourd’hui une cinquantaine d’employés issus de vingt-et-une nationalités. Cette diversité est perçue par la responsable comme une véritable richesse permettant de refléter fidèlement sa clientèle. Totalement épanouie dans son rôle, elle apprécie particulièrement la liberté d’organiser ses équipes et la grande proximité avec sa hiérarchie. Dans cette structure, le PDG Bert Verhoef connaît d’ailleurs personnellement le prénom de chacun de ses collaborateurs.
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L’intégration de la différence s’est traduite de manière très concrète dans son parcours professionnel. C’est en cours de carrière qu’elle a fait le choix de porter le voile. Loin de représenter un frein, cette décision a été accueillie avec une grande banalité par ses collègues, réagissant comme face à « un changement de coupe de cheveux ». L’enseigne a même poussé la démarche jusqu’à fournir des foulards floqués de son logo, rapporte le site References.
Cette trajectoire a pourtant débuté de manière totalement fortuite il y a vingt-et-un ans. Alors âgée de 18 ans et fraîchement diplômée, Rachida se destinait initialement à entrer dans la police. À la recherche d’un revenu de transition avant de passer ses concours, elle dépose sa candidature dans le Kruidvat de son quartier après avoir repéré une annonce sur la vitrine. Embauchée dès le lendemain, elle n’a depuis jamais quitté les effectifs, gravissant progressivement les échelons grâce à son investissement quotidien.
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Désormais chargée de former les futurs cadres du groupe, la gérante applique des critères de recrutement stricts mais ouverts. Lors des entretiens, elle écarte volontairement les questions liées à l’âge, au genre ou à l’origine ethnique, privilégiant exclusivement les idées et la présentation des postulants. Aux demandeurs d’emploi, elle recommande d’ailleurs de s’intéresser d’emblée aux perspectives d’évolution et au processus d’intégration afin de jauger immédiatement la culture de la société qu’ils ciblent.