Les États-Unis veulent déployer un laboratoire de police scientifique mobile à Laâyoune et Dakhla

- 11h00 - Maroc - Ecrit par : Mohamed A.

Les États-Unis veulent financer le déploiement d’un laboratoire mobile de police scientifique destiné à Laâyoune, Dakhla et leurs environs. L’appel américain arrive à échéance ce mercredi 9 septembre.

Le projet est porté par le Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs (INL) du département d’État américain. Publié le 15 juillet sur Grants.gov, l’appel prévoit une enveloppe comprise entre 1,5 et 2,1 millions de dollars et l’attribution d’un seul financement.

L’objectif est de renforcer les capacités marocaines en matière de police scientifique pour lutter contre le trafic de drogue et les organisations criminelles transnationales. Les candidatures doivent officiellement être déposées au plus tard ce mercredi 9 septembre.

Éviter jusqu’à seize heures de transport vers Casablanca

Le document américain pointe notamment une difficulté dans les régions de Laâyoune et Dakhla : les éléments nécessitant une expertise scientifique doivent actuellement être acheminés jusqu’au laboratoire national de Casablanca, un trajet qui peut dépasser seize heures.

Le futur dispositif doit permettre aux équipes marocaines de collecter, analyser et préserver certains éléments directement sur le terrain et d’obtenir rapidement des résultats préliminaires. Il devra être entièrement équipé et intégré au système national de police scientifique de la DGSN.

Le programme prévoit également de former les policiers chargés de son utilisation, de sa maintenance et du traitement des preuves.

En parallèle, les États-Unis veulent financer des formations avancées en police scientifique et en analyse de preuves numériques au profit des experts marocains, notamment au sein de l’Institut supérieur des sciences de la sécurité et du laboratoire national de Casablanca.

Le projet doit durer 24 mois, avec un démarrage envisagé en novembre 2026. Washington indique vouloir s’appuyer sur les progrès déjà réalisés avec la DGSN, dont le laboratoire national de police scientifique dispose d’une accréditation selon la norme ISO/IEC 17025.