8 000 euros pour épouser sa sœur : un Marocain avoue avoir tué son ex-beau-frère en Italie
Un Marocain de 32 ans a reconnu avoir tué à Udine le frère de son ex-compagne. Il affirme que le meurtre serait lié à 8 000 euros versés pour pouvoir épouser la jeune femme et obtenir un titre de séjour, une version que les enquêteurs doivent encore vérifier.
Mohamed Koufi reste en prison. Le juge d’instruction d’Udine a validé ce mardi 8 septembre son arrestation et ordonné son placement en détention provisoire, rapporte Rai News. La justice estime qu’il existe un risque concret de fuite et de récidive.
Le Marocain a avoué avoir tué Abdellatif Bensefiyan, un compatriote de 65 ans et frère de son ancienne compagne Layla. La victime a été attaquée vendredi soir dans le quartier de Sant’Osvaldo, à Udine, dans le nord-est de l’Italie.
Selon les constatations rapportées par la télévision publique italienne, Abdellatif Bensefiyan a reçu sept coups de couteau. Mohamed Koufi a ensuite été recherché pendant plusieurs heures avant d’être interpellé samedi près de la gare de Basiliano.
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Devant les enquêteurs, le suspect n’a pas contesté être l’auteur du meurtre. Il aurait même indiqué aux policiers où retrouver l’arme utilisée. La principale question porte désormais sur son mobile.
Deux versements de 4 000 euros
Mohamed Koufi affirme que le crime n’aurait pas été provoqué par son refus d’accepter la fin de sa relation avec Layla, mais par un différend financier avec son frère.
D’après son récit, il aurait remis à Abdellatif Bensefiyan deux sommes de 4 000 euros en espèces, soit 8 000 euros au total. Cet argent aurait constitué une dot destinée à lui permettre d’épouser Layla et d’obtenir ensuite un permis de séjour en Italie.
Après l’échec de leur projet de mariage, le Marocain aurait réclamé la restitution de la somme. Selon lui, les 8 000 euros ne lui auraient jamais été rendus. C’est ce différend qu’il présente désormais comme la cause du meurtre, rapporte Rai News.
Les enquêteurs restent toutefois prudents. La piste sentimentale demeure ouverte. Avant le meurtre, Mohamed Koufi aurait mal vécu la rupture et les investigations portent également sur les tensions avec son ancienne compagne.
Un élément découvert après son arrestation renforce les interrogations : le trentenaire aurait brûlé avec un briquet le tatouage portant le prénom de Layla qu’il avait sur le bras.
L’enquête a aussi révélé une autre contradiction. Selon ANSA, Mohamed Koufi était déjà marié lorsqu’il vivait au Maroc et avait plusieurs enfants. Rai News précise qu’il devait subvenir aux besoins de son épouse et de ses cinq enfants restés au Maroc.
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Le parquet poursuit désormais le Marocain pour homicide volontaire. L’accusation de préméditation est également retenue à ce stade de l’enquête. Les carabiniers avaient notamment retrouvé pendant leurs recherches un sac contenant des couteaux et une perruque.
Le juge a estimé mardi que les éléments recueillis justifiaient le maintien de Mohamed Koufi en prison. Une autopsie a par ailleurs été ordonnée pour préciser les circonstances exactes de la mort d’Abdellatif Bensefiyan.