Finaliste du « Meilleur Pâtissier » au Maroc, Fouzia réinvente le brunch en Belgique

- 06h00 - Belgique - Ecrit par : Bladi.net

Ancienne finaliste de l’édition marocaine du « Meilleur Pâtissier », Fouzia a troqué le stylisme pour les fourneaux. À Wavre, elle impose sa signature avec un établissement mêlant tradition marocaine et brunch moderne, fruit d’un héritage familial et d’un travail acharné.

Rien ne prédestinait cette ancienne étudiante en stylisme à devenir une figure de la gourmandise locale, si ce n’est un héritage familial solidement ancré. Fille d’un père formé à la pâtisserie et d’une mère experte en douceurs marocaines, Fouzia a opéré un virage professionnel décisif à l’âge de 18 ans.

Lire aussi : Le troisième meilleur pâtissier du monde est Marocain

Cette reconversion inattendue l’a menée jusqu’en finale de l’émission « Le Meilleur Pâtissier » au Maroc, une opportunité saisie grâce à sa maîtrise de la langue arabe après une tentative infructueuse en France. « Ça m’a été transmis tout naturellement », confie-t-elle à la RTBF pour expliquer ce retour aux sources où sa créativité s’exprime désormais par le goût plutôt que par l’aiguille.

Désormais installée à Wavre, l’entrepreneure décline cet héritage dans son propre café-brunch. La carte met à l’honneur les piliers du répertoire marocain, avec le mssemen, crêpe feuilletée à la semoule, et le batbout, pain cuit à la poêle, qui servent de base à des compositions personnalisables. L’innovation n’est pas en reste, notamment avec l’utilisation de l’amlou maison. Cette pâte à tartiner traditionnelle à base d’huile d’argan et d’amandes grillées se décline même en boisson signature, le « amlou latte », que la chef décrit comme une création « super réconfortante ».

Lire aussi : Touria, l’aide-soignante devenue star de la cuisine marocaine

Au-delà de la gestion quotidienne de la boutique, Fouzia a développé une activité de traiteur pour les mariages, imposant un rythme de travail particulièrement soutenu. Les journées s’étirent souvent jusqu’à 2 heures du matin pour garantir une production fraîche dès l’ouverture à 9 heures. « Je voudrais que quand mes premiers clients arrivent, tout soit prêt », insiste-t-elle.

Cette rigueur se traduit par une vitrine soignée où se côtoient les classiques, comme les cornes de gazelle, et les tendances virales du moment, tel que le « chocolat de Dubaï ».

  • Une Marocaine entre dans l'élite mondiale du diamant

    Dîna Slaoui marque une étape historique en devenant la première femme marocaine admise comme membre à part entière et actionnaire de la Bourse du diamant d'Anvers. Forte de quinze ans d'expérience, elle entend désormais jeter un pont commercial et éthique entre le marché nord-africain et le hub mondial du diamant.

  • Dubaï extrade un baron de la drogue marocain

    L'extradition de Nordin El Ballouti depuis Dubaï marque une étape importante dans la coopération judiciaire entre la Belgique et les Émirats arabes unis. Ce transfert permet de faire progresser plusieurs dossiers de grande envergure liés au narcotrafic international, tout en précisant la situation des autres membres de cette fratrie impliqués dans le crime organisé.

  • Ilham Kadri, la PDG la mieux payée de Belgique, élue Femme de l'Année 2025

    Ilham Kadri s'apprête à quitter la direction de Syensqo le 1ᵉʳ janvier 2026, laissant les rênes à l'Américain Mike Radossich. Ce départ programmé coïncide avec une ultime consécration : la dirigeante maroco-belge vient d'être élue Femme belge de l'Année 2025, une distinction qui valide sa gestion de la scission du groupe Solvay avant qu'elle ne passe la main.

  • Beldi, nouveau restaurant marocain à Genève

    Un nouveau café vient d'ouvrir ses portes à Genève. Son nom, Beldi. Aux commandes, le chef Nasser Jeffane qui y propose des spécialités marocaines dont le couscous le vendredi et un brunch berbère le week-end.

  • Anti-TikTok : Cette ville marocaine est devenue la destination préférée des vrais gourmets

    Marrakech figure en 2026 dans le cercle restreint des métropoles mondiales dont la culture culinaire échappe à la quête de viralité des réseaux sociaux.

  • Décès d'Abdelhadi Belkhayat, icône de la chanson marocaine

    Le célèbre chanteur marocain Abdelhadi Belkhayat est décédé après un combat contre la maladie. Figure emblématique de la musique nationale moderne, il laisse derrière lui un héritage immense marqué par des titres immortels tels que « Qitar Al Hayat ».

  • Yasmina El Messaoudi découvre une vérité douloureuse, son père menait une double vie au Maroc

    La journaliste Yasmina El Messaoudi pensait bien connaître son père. Jusqu'au jour où, après sa mort, elle découvre une autre vie, une autre famille. Dans son livre, elle raconte comment ce secret a bouleversé son existence et transformé son rapport à ses origines.

  • Touria, l'aide-soignante devenue star de la cuisine marocaine

    En France, une aide-soignante d'origine marocaine exerçant dans un Ehpad des Hauts-de-Seine, met en valeur la cuisine marocaine au point de décrocher une place de finaliste pour la région Île-de-France et de gagner en popularité sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram.

  • « Rentrez chez vous », un restaurant marocain arrête l'alcool et déclenche une vague de haine

    Btissam pensait simplement revenir à l'authenticité gastronomique marocaine en retirant l'alcool de son menu à Gosselies. Cette décision commerciale a pourtant déclenché une avalanche d'injures xénophobes, transformant la gestion de son établissement familial en un combat inattendu contre l'intolérance.

  • Chico Slimani, chanteur d'origine marocaine dépouillé de sa fortune à Dubaï, raconte

    Victime d'une escroquerie massive à Dubaï qui lui a coûté sa fortune, le chanteur d'origine marocaine Chico Slimani a confié avoir dû entièrement reconstruire sa vie. Désormais gourou du fitness, l'ancien candidat de X Factor organise des retraites spirituelles, renouant notamment avec ses racines dans l'Atlas.