Football : Le Maroc est devenu l’équipe que tout le monde veut faire tomber

- 14h00 - Sport - Ecrit par : Nadia El A.

L’ancien entraîneur adjoint Patrice Beaumelle décrypte l’ascension fulgurante du football marocain. Il attribue ce succès à une stratégie planifiée de longue date, tout en prévenant des nouveaux défis liés au statut de favori.

Désormais classée parmi les dix meilleures nations mondiales, la sélection aborde une nouvelle ère sportive. Ce changement d’envergure modifie radicalement la perception des adversaires sur le terrain. L’équipe est devenue la cible privilégiée des autres formations, un paramètre inédit qu’il faudra impérativement maîtriser. « Le Maroc est aujourd’hui une équipe que tout le monde cherche à faire tomber », prévient Patrice Beaumelle. Pour rester compétitifs, les joueurs devront canaliser cette pression sans perdre la vitalité et la faim de victoires qui caractérisent leur jeu.

Sur Bladi.net : Un Classement place le Maroc parmi favoris pour le sacre mondial

Cette dynamique repose sur l’évolution spectaculaire des cadres historiques évoluant dans les plus grands championnats européens ou saoudiens. Des profils comme Achraf Hakimi, triple vainqueur de la Ligue des Champions, Yassine Bounou, passé de remplaçant à titulaire indiscutable, ou encore Noussair Mazraoui, illustrent cette progression individuelle. À ces noms s’ajoutent ceux de Youssef En-Nesyri, Sofyan Amrabat et Ayoub El Kaabi. Le technicien salue la continuité d’un groupe qui a su conserver des valeurs humaines fortes tout en intégrant des talents repérés à l’international.

Les bases de cette réussite ont été posées bien avant l’épopée au Qatar, sous l’impulsion de Fouzi Lekjaa. Dès 2016, le président de la fédération affichait clairement ses ambitions : préparer l’équipe pour remporter la Coupe du monde. Malgré un manque de réussite flagrant et des décisions arbitrales litigieuses lors du Mondial 2018 en Russie face au Portugal ou à l’Espagne, le groupe avait déjà démontré une identité technique affirmée. Cette phase d’apprentissage a grandement contribué à forger le caractère de l’effectif actuel.

Sur Bladi.net : Football : comment le Maroc est devenu la nouvelle place forte mondiale

Concernant la Coupe du monde, l’arrivée de Mohamed Ouahbi sur le banc, fort de son titre mondial avec les moins de 20 ans, garantit une transition fluide. L’ancien sélectionneur de l’Angola se montre très optimiste pour 2026, anticipant une qualification au-delà de la phase de poules, même au sein d’un groupe relevé comprenant le Brésil, avec qui il vient de faire match nul. Il recommande toutefois de ne pas chercher à répliquer à tout prix le parcours de 2022, une injonction mentale qui pourrait paralyser le collectif, rapporte Al3omk. Seule l’envie de se surpasser match après match permettra de réaliser un nouveau grand parcours.