France : les chômeurs ne peuvent pas rester trop longtemps au Maroc
Les demandeurs d’emploi indemnisés en France peuvent partir au Maroc, mais pas sans limite. Au-delà de 35 jours d’absence dans l’année, le versement de l’allocation chômage peut être remis en cause.
Partir quelques jours ou quelques semaines au Maroc n’est pas interdit pour une personne inscrite à France Travail. Mais les règles sont strictes. Un demandeur d’emploi doit rester disponible pour rechercher un emploi, répondre aux convocations et accepter les démarches prévues dans son parcours d’accompagnement.
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France Travail rappelle qu’une absence de plus de sept jours du domicile habituel doit être déclarée avant le départ. Cela concerne aussi bien des vacances, un déplacement familial ou un séjour prolongé à l’étranger. Le Maroc n’échappe donc pas à cette obligation.
L’allocation chômage peut continuer à être versée pendant l’absence, mais seulement dans une limite précise : 35 jours cumulés par année civile, du 1ᵉʳ janvier au 31 décembre. Ces jours peuvent être pris en une seule fois ou en plusieurs séjours. Une personne qui effectue plusieurs allers-retours au Maroc doit donc additionner toutes ses périodes d’absence.
Au-delà de cette limite, France Travail peut considérer que le demandeur d’emploi n’est plus disponible pour occuper un poste. Le paiement de l’allocation peut alors être interrompu. En cas d’absence non déclarée, la situation peut aussi entraîner une sanction, une radiation ou une demande de remboursement si des allocations ont été versées à tort.
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Avant de partir, il est donc préférable de signaler son absence à France Travail, de vérifier le nombre de jours déjà utilisés dans l’année et de rester joignable. Pour les séjours plus longs, il faut anticiper les conséquences sur l’indemnisation, car le chômage français n’est pas conçu pour financer une résidence prolongée à l’étranger.