Un chômeur part au Maroc sans prévenir, il doit payer une forte amende
Le tribunal supérieur de justice de Madrid a condamné un chômeur à verser 8 500 euros d’amende au Service public de l’emploi (SEPE) pour avoir indument perçu son allocation chômage en 2019, année où il avait effectué quatre voyages au Maroc, sans en informer au préalable l’institution.
Le mis en cause percevait des allocations chômage pour les plus de 52 ans et avait manqué d’informer le SEPE de ses déplacements au Maroc en 2019. En plus de l’amende financière, le juge a décidé de lui retirer ce droit. Ainsi, l’intéressé ne bénéficiera plus d’allocation chômage. « Le fait de ne pas informer le service public de l’emploi de votre voyage à l’étranger constitue une infraction dont la sanction est la fin de vos droits », explique le ministère espagnol du Travail et de l’économie sociale auprès de La Razon.
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Le concerné a tenté de se justifier devant la cour, jurant que ses déplacements répétés au Maroc pour une durée totale de 20 jours en 2019 étaient dus à des urgences familiales. Mais cet argument n’a pas convaincu les juges qui ont décidé qu’il n’aura plus droit aux allocations.
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En principe, si un bénéficiaire d’allocation chômage voyage pendant une période de 15 jours, l’allocation est maintenue. Mais si le voyage dure entre 15 et 90 jours, la prestation est suspendue provisoirement et reprend dès son retour, si le SEPE en est formellement informé. Les voyages de plus de 90 jours ne sont autorisés que pour des raisons de travail, de formation ou de coopération et peuvent entraîner la cessation éventuelle de l’allocation.