Un grand groupe espagnol quitte le Maroc

- 21h00 - Maroc - Ecrit par : Farid Laamoudi

Greening confirme son retrait du Maroc, où il avait ouvert sa première implantation étrangère en 2013. Le groupe espagnol d’énergies renouvelables quitte également la France et prépare son départ d’Allemagne dans le cadre d’une restructuration ayant réduit de plus de moitié ses coûts opérationnels.

Ignacio Salcedo, président exécutif de Greening, classe désormais la France et le Maroc parmi les « marchés non stratégiques ». Dans une publication sur LinkedIn, il confirme la sortie de ces deux pays et indique que le retrait d’Allemagne reste en cours.

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Cette réduction du nombre de pays d’implantation accompagne une baisse de plus de 50 % des coûts opérationnels par rapport à l’année précédente. Salcedo explique vouloir concentrer les ressources du groupe sur les marchés où il estime pouvoir dégager davantage de valeur et de rentabilité, tout en simplifiant son organisation.

Le directeur financier, Felipe García Agustín, assume les décisions prises. En relayant une interview accordée à El Economista, il évoque les mesures « désagréables » qu’il a fallu appliquer pour réduire les dépenses dans toutes les activités. Il annonce que l’entreprise poursuivra les ajustements nécessaires pour respecter les engagements pris auprès de ses investisseurs.

Le Maroc avait accueilli sa première implantation étrangère

Pour Greening, le départ du royaume ferme un chapitre ouvert treize ans plus tôt. Son historique officiel situe en 2013 l’ouverture de son premier bureau hors d’Espagne au Maroc. L’entreprise y avait ensuite réalisé, en 2018, son plus important projet photovoltaïque d’autoconsommation de l’époque.

Le désinvestissement était toutefois engagé avant cette dernière prise de parole. Dès le 20 avril, la présentation du plan stratégique 2026-2030 citait le Maroc parmi les marchés dont Greening souhaitait se désengager, aux côtés de l’Allemagne et du Mexique, rapporte Diario Siglo XXI.

Ce choix intervient alors que d’autres groupes espagnols restent présents dans les grands projets marocains d’eau et d’énergie, notamment Acciona, Cox et Lantania.

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La nouvelle stratégie de Greening privilégie l’Espagne et l’Italie. Aux États-Unis, le plan présenté en avril prévoit un modèle différent : développer des projets énergétiques pour les revendre ensuite à des investisseurs.

Le groupe mise notamment sur l’autoconsommation industrielle, la vente d’électricité et le stockage par batteries. Il prévoit également de développer, avec des partenaires, des activités de biométhane et de recyclage de panneaux solaires.