Hantavirus : le Maroc ne panique pas (encore)

- 07h00 - Maroc - Ecrit par : Mohamed A.

Face à l’apparition de cas de Hantavirus sur un navire de croisière en Espagne, le Maroc écarte tout danger imminent. Les autorités sanitaires estiment le risque de propagation quasi nul, tout en déployant un dispositif de surveillance préventif.

L’alerte est partie des îles Canaries. Dimanche, l’Espagne a évacué une centaine de passagers et de membres d’équipage du navire de croisière « MV Hondius » accosté à Tenerife, où quatre contaminations ont été confirmées. Face à cette situation, les autorités marocaines se montrent particulièrement sereines. Selon le directeur de l’épidémiologie au ministère de la Santé, Mohamed Lyoubi, interrogé par Hespress, le danger d’une arrivée de la maladie sur le territoire est « très faible, proche de zéro ». Il précise qu’aucun ressortissant national ne figurait à bord et qu’aucun voyageur impliqué ne compte se rendre dans le Royaume.

Sur Bladi.net : Hantavirus : le Maroc renforce la surveillance à ses frontières

Malgré ce constat rassurant, le pays a choisi d’anticiper. Un dispositif de contrôle sanitaire renforcé a été déployé dans les différents ports et aéroports, avec une attention particulière portée sur les infrastructures du nord. Les autorités de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma ont d’ailleurs multiplié les réunions de prévention la semaine dernière. Ces mesures de précaution visent essentiellement à tester la réactivité des institutions nationales face à une éventuelle évolution de la situation à l’international.

Sur Bladi.net : Le Maroc secoué par une étrange série de micro-séismes

La communauté scientifique connaît bien cet agent pathogène. « Ce n’est pas un virus émergent », insiste Mohamed Lyoubi. Néanmoins, la souche détectée sur le bateau, appelée Hantavirus Andes, fait l’objet d’un suivi rigoureux par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en raison de sa potentielle transmission entre humains. Avec une longue période d’incubation pouvant s’étirer de six à huit semaines, les pays concernés par le rapatriement des voyageurs contacts multiplient les opérations de dépistage et d’isolement pour éviter toute propagation.