Maroc : les routes se dégradent à grande vitesse
Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a alerté sur la dégradation rapide des routes rurales. Face à l’inaction des collectivités locales, son ministère tente de sauver ces infrastructures coûteuses laissées à l’abandon.
Lors d’une séance de questions orales à la Chambre des conseillers ce mardi, le ministre a dressé un constat sévère. Les milliards de dirhams investis dans la construction des routes rurales partent en fumée après seulement quatre ou cinq ans, en raison d’une absence totale de maintenance. Nizar Baraka a directement pointé la responsabilité des collectivités territoriales. Selon lui, ces dernières refusent de classer ces axes routiers, invoquant un manque de budget pour en assurer l’entretien. Face à cette impasse, son département a dû s’impliquer dans ces opérations de sauvegarde, bien que cela n’entre pas dans ses attributions directes.
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En parallèle, une révision globale de la classification du réseau routier est en cours. Le ministre a évoqué la détérioration préoccupante de plusieurs routes nationales, notamment dans la province d’Al Haouz. Pour remédier à cette situation, des chantiers sont lancés, à l’image de la route nationale numéro 7 reliant Tahanaout à Taroudant. Conformément aux directives royales consécutives au séisme d’Al Haouz, cette voie fait actuellement l’objet de travaux d’élargissement pour passer de 4 à 7 mètres d’envergure.