Routes : le Maroc lance un plan massif
Le ministère de l’Équipement muscle son ambition. Avec une enveloppe de 21,8 milliards de dirhams dédiée aux routes, le Royaume lance en 2026 un vaste chantier de modernisation pour dynamiser ses territoires et soutenir une économie en pleine expansion.
Le Maroc accélère la cadence. Pour l’année 2026, le ministère de l’Équipement et de l’eau a dévoilé un programme d’investissement massif de 73 milliards de dirhams, en progression de 4 %. Au cœur de cette stratégie, le secteur des routes et autoroutes capte 21,8 milliards de dirhams, confirmant sa place de priorité nationale pour le développement du pays.
Sur Bladi.net : Autoroute Guercif-Nador, Port Dakhla Atlantique : le budget 2026 accélère les chantiers
Les projets structurants s’annoncent spectaculaires. Le plan prévoit la création de plus de 400 km de voies express, dont les axes Aïn Aouda-Oued Zem (1,9 MMDH) et Fès-Taounate (1,56 MMDH). L’autoroute Guercif-Nador, véritable colonne vertébrale logistique estimée à 7,9 milliards de dirhams, verra ses premières mises en adjudication partielles dès l’année prochaine.
L’entretien du réseau actuel n’est pas en reste. Le ministère prévoit la maintenance de 1 768 km de routes et la modernisation de plusieurs axes nationaux. Un effort particulier est également consenti pour la réhabilitation des infrastructures après les inondations, ainsi qu’un budget de 610 millions de dirhams consacré aux études et prestations de contrôle pour sécuriser les futurs chantiers.
Sur Bladi.net : De nombreux projets pour Autoroutes du Maroc avant 2030
Ce déploiement de force constitue un puissant levier pour le marché du travail. Le secteur du BTP, qui pèse 6 % du PIB, emploie déjà 1,3 million de Marocains. À lui seul, le programme routier de 2026 devrait générer environ 6,7 millions de journées de travail, consolidant la dynamique d’un secteur qui a créé 64 000 emplois nets l’année dernière.