Maroc : de gigantesques projets d’infrastructures lancés pour 2026

- 21h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Le gouvernement marocain a levé le voile sur les grands projets d’infrastructures qui seront réalisés dans les secteurs routier, autoroutier, ferroviaire, portuaire, logistique, aérien et maritime en 2026, auxquels il consacre de gros investissements.

Le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 vise à accélérer la réalisation des grands projets d’infrastructures dans les secteurs routier, autoroutier, ferroviaire, portuaire, logistique, aérien et maritime. Le gouvernement prévoit d’investir 1,9 milliard de dirhams, dont 1,12 milliard programmés dès 2026, dans le lancement des premières sections de la voie express Ain Aouda–Oued Zem sur 127 km. Il va mobiliser près de 665,5 millions de dirhams pour la poursuite des travaux de mise à niveau de la route nationale RN7. Deux tronçons importants sont prévus : Tizi N’tasset–Tafinghout sur 30 km, et Ouirgane–Tlat N’yacoub sur 34 km. À ces projets s’ajoute la liaison routière du port Nador West Med au réseau national, longue de 192 km, à laquelle sera consacrée une enveloppe de 400 millions en crédits de paiement et 1,7 milliard en engagements. Son coût global s’élève à 2,4 milliards de dirhams.

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Sur le volet autoroutier, le gouvernement entend poursuivre les travaux de l’autoroute continentale Rabat–Casablanca (59 km, 6,95 milliards de dirhams), de l’autoroute Tit Mellil–Berrechid (30 km, 2,5 milliards de dirhams, avec 86 % d’avancement) et de l’autoroute Guercif–Nador (104 km, 7,8 milliards de dirhams) l’année prochaine. En 2026, l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) va poursuivre la mise en œuvre de la stratégie nationale 2017–2026, qui vise à réduire le nombre de décès à moins de 1 900 d’ici fin 2026.

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Sur le volet portuaire, les chantiers d’envergure vont se poursuivre en 2026. Il s’agit entre autres du Nouveau Port Dakhla Atlantique (13 milliards de dirhams), dont le taux d’avancement atteint 45 %, et de l’extension de ses infrastructures pour accueillir la filière de l’hydrogène vert, mobilisant 1,24 milliard de dirhams supplémentaires. À Casablanca, il est prévu d’achever les ouvrages de protection du port, pour 1,18 milliard de dirhams, afin de renforcer la sécurité et la compétitivité du complexe portuaire. 563,8 millions de dirhams serviront à financer d’autres projets concernant la protection du littoral de Sidi Moussa à Salé.

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S’agissant du secteur ferroviaire, il est prévu de poursuivre les travaux d’extension de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) vers Marrakech sur 430 km et de préparer le Réseau Express Régional (RER) dans les zones Casablanca–Settat, Rabat–Salé–Kénitra et Marrakech–Safi. Autres projets : la construction de nouvelles gares à Casablanca-Sud, Benslimane et à l’aéroport Mohammed V, la création de 260 km de nouvelles voies, la requalification de cinq gares existantes et l’acquisition de 48 trains de nouvelle génération.

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Dans le domaine du transport aérien, l’Office national des Aéroports (ONDA) met en œuvre un programme d’investissement de 25 milliards de dirhams à l’horizon 2030, comprenant la construction d’un nouveau terminal et d’une nouvelle piste à Casablanca, le doublement des terminaux de Marrakech, Agadir et Fès, ainsi que l’édification d’un nouveau terminal à Tanger. Certains chantiers sont en cours de finalisation tandis que d’autres sont en cours de lancement. Ils visent à moderniser les capacités d’accueil et à renforcer la compétitivité des aéroports marocains en prévision du Mondial 2030.

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Sur le volet maritime, le gouvernement s’engage dans une nouvelle politique nationale pour une flotte marchande souveraine et performante. Il prévoit notamment de créer d’ici 2026 un centre de surveillance du trafic maritime dans le sud du pays, en complément de celui de Tanger, afin de renforcer la sécurité sur la façade atlantique. Tous ces projets changeront la physionomie du Maroc dans les années à venir.

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