TGV, RAM, aéroports… le Maroc investit massivement dans ses infrastructures de transport
Abdessamad Kayouh, ministre du Transport et de la logistique, a présenté mercredi le projet de budget de son département, s’élevant à près de 29 milliards de dirhams, devant la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines, de l’environnement et du développement durable à la Chambre des représentants.
Ce montant de 29 milliards comprend 1,8 MMDH d’investissements propres du ministère et 27 MMDH destinés aux établissements et entreprises publics du secteur, a indiqué le ministre du Transport et de la logistique. En ce qui concerne le transport aérien, Abdessamad Kayouh a présenté un programme d’investissement de 38 milliards de dirhams d’ici 2030 pour renforcer la capacité d’accueil des principaux aéroports du royaume, notamment ceux de Rabat-Salé et Sania R’mel à Tétouan (en cours), ainsi que ceux de Casablamba, Marrakech, Agadir, Tanger et Fès, qui sont programmés. Le montant total de ces travaux devrait atteindre 38 MMDH à l’horizon 2030, a-t-il précisé. Parallèlement, la flotte de Royal Air Maroc (RAM) passera de 60 avions actuellement à 62 avant fin 2025, puis à 71 en 2026, avec l’arrivée de neuf Boeing 737 MAX 8 et deux Boeing 787 Dreamliner.
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Le responsable a précisé que le réseau ferroviaire constitue le volet le plus important avec un programme d’investissement de 96 milliards de dirhams, comprenant l’extension de la ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech sur 430 km, avec une connexion vers Fès, ainsi que le développement des trains régionaux et l’amélioration du réseau existant. Le membre du gouvernement a également évoqué le projet d’extension de la Ligne à grande vitesse vers Agadir sur 240 km, qui vise à réduire le trajet à une heure seulement, précisant que « les études de définition et d’exécution, de même que les procédures prioritaires d’expropriation, ont été finalisées ». Le projet de liaison ferroviaire d’Essaouira via Chichaoua sur 120 km avance également, avec 60 % des études préliminaires déjà réalisées, a-t-il assuré.
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Le secteur logistique n’est pas du reste. Le ministère vise à atteindre 750 hectares de foncier logistique d’ici 2028 afin de couvrir toutes les régions du royaume, avec 500 hectares déjà sécurisés. Kayouh a en outre ajouté que le développement de la zone d’activités économiques et logistiques d’El Argoub, du centre routier d’El Guerguerat et de la zone logistique de Dakhla « contribueront à soutenir l’échange commercial et à conforter le positionnement de ces provinces du Sud en tant que pôle logistique africain prometteur ».