Marrakech s’attaque aux embouteillages et y investit beaucoup d’argent
Face à une saturation croissante de ses axes routiers, la ville de Marrakech a lancé un vaste plan de mise à niveau de ses infrastructures et de son réseau de bus. Un investissement massif qui vise à concilier croissance urbaine et préservation de l’attractivité touristique.
La cité ocre tente de sortir de l’asphyxie. Pour fluidifier la circulation et offrir des alternatives à la voiture individuelle, Marrakech a engagé des projets mobilisant plus d’un milliard de dirhams. Cette stratégie intégrée repose sur deux piliers : la restructuration de la voirie et la refonte du transport collectif, rapporte le quotidien L’Economiste.
Lire aussi : Marrakech : la fin des embouteillages ?
Sur le plan des infrastructures, deux trémies ont déjà été livrées pour un montant de 196 millions de dirhams aux intersections de la rocade nord-ouest avec les routes nationales 7 et 8. Cependant, le bilan est mitigé : si certains carrefours ont été fluidifiés, des retards importants sur des axes structurants comme les avenues Allal El Fassi et Moulay Abdellah pèsent sur le quotidien des habitants et maintiennent une congestion dense, particulièrement lors des grands événements touristiques.
Lire aussi : Le plan secret du Maroc pour réinventer le tourisme après une année record
Le second levier de cette modernisation réside dans le renouvellement de la flotte de transports publics. Avec un investissement d’environ 1,2 milliard de dirhams soutenu par le ministère de l’Intérieur, la ville a acquis 349 autobus de nouvelle génération et rénové les arrêts.
L’objectif est d’inciter au report modal vers le transport en commun pour désengorger le centre-ville, même si des défis logistiques et de maintenance des nouveaux équipements subsistent sur le terrain.