Le Maroc secoué par une étrange série de micro-séismes
Depuis plusieurs jours, une succession de secousses de faible intensité frappe le nord du Maroc. Un phénomène directement lié aux conséquences tectoniques de la tragédie d’Al Haouz, mais qui ne présente actuellement aucun danger pour la population.
La région du détroit de Gibraltar s’agite. Rien qu’au cours des trois derniers jours, environ seize tremblements de terre ont été recensés dans la zone septentrionale du pays. Le quotidien Le Matin rapporte que les relevés récents affichent des magnitudes comprises entre 1 et 3,2 sur l’échelle de Richter.
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Dimanche, la province de M’diq-Fnideq a tremblé à deux reprises en l’espace de deux minutes, avec des foyers situés à 29 puis 15 kilomètres de profondeur. Quelques jours plus tôt, mercredi, Martil enregistrait également une vibration évaluée à 3,1. Au total, la moyenne s’établit à près de cinq micro-séismes quotidiens.
Pour comprendre cette activité souterraine, il faut regarder dans le rétroviseur. Le directeur de l’Institut national de géophysique, Nasser Jabour, constate une hausse globale d’environ 15 % de la sismicité, sur terre comme en mer, depuis le grand tremblement de terre d’Al Haouz en 2023. Il qualifie l’épisode actuel d’« essaim sismique », traduisant un réajustement naturel des contraintes tectoniques suite à cette catastrophe. Le scientifique précise d’ailleurs que « nous avons observé des séismes dans des zones jusque-là calmes », illustrant le réveil progressif de diverses failles géologiques situées à l’extrême ouest de la Méditerranée.
Il n’y a toutefois pas de quoi céder à la panique. Ce comportement de la croûte terrestre n’est pas inédit. En 2021, un scénario identique s’était déroulé au large des côtes de Nador et d’Al Hoceïma, générant des milliers de mouvements sous-marins avant de s’estomper progressivement.
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Le responsable de l’institut se montre donc très rassurant, insistant sur la faible intensité de ces mouvements, à peine perceptibles par les habitants. Les équipes spécialisées maintiennent néanmoins une veille stricte et continue pour analyser l’évolution géologique de la région.