Huile d’olive : le Maroc n’a presque plus besoin d’importer
Les achats marocains d’huile d’olive étrangère se sont effondrés au premier semestre 2026. Cette chute spectaculaire coïncide avec le retour d’une récolte nationale record, favorisée par l’amélioration des conditions climatiques et des ressources en eau.
Entre janvier et juin 2026, le Maroc a importé pour seulement 57 millions de dirhams d’huile d’olive brute ou raffinée, contre 716 millions de dirhams durant la même période de 2025. La valeur de ces achats a ainsi chuté de 92 %, soit une baisse de 659 millions de dirhams.
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Ce recul constitue l’une des évolutions les plus fortes relevées dans les derniers indicateurs publiés par l’Office des Changes. Il contraste avec la hausse générale des importations marocaines, qui ont progressé de 15,3 % pour atteindre 458,8 milliards de dirhams au premier semestre.
La baisse ne traduit cependant pas un désintérêt soudain des Marocains pour l’huile d’olive. Elle s’explique largement par le spectaculaire redressement de la production nationale après plusieurs campagnes pénalisées par la sécheresse.
La récolte marocaine d’olives a atteint un niveau record de deux millions de tonnes durant la campagne agricole 2025-2026, soit une progression de 111 % par rapport à la campagne précédente. Le ministère de l’Agriculture relie cette amélioration à des conditions climatiques plus favorables et à la nette reconstitution des ressources hydriques.
Deux millions de tonnes changent la donne
Les précipitations ont concerné l’ensemble des régions du royaume et leur moyenne annuelle a atteint 520 millimètres, soit 54 % de plus que la moyenne des trente dernières années. Le remplissage des barrages a parallèlement atteint 75 %, redonnant de l’eau aux cultures et aux oliveraies après des années de stress hydrique.
Avec davantage d’olives disponibles dans les exploitations et les huileries marocaines, le recours aux fournisseurs étrangers est devenu beaucoup moins nécessaire. Le rapprochement entre la hausse de 111 % de la récolte et la chute de 92 % de la valeur des importations montre que l’offre locale a repris une place centrale sur le marché.
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Les chiffres de l’Office des Changes portent toutefois sur la valeur des marchandises déclarées en douane et non sur leur volume exact. Ils permettent néanmoins de constater un basculement majeur : grâce au retour des pluies et à une récolte exceptionnelle, le Maroc dépend désormais beaucoup moins de l’huile d’olive importée.