Huile d’olive : les importations marocaines s’effondrent
Les importations marocaines d’huile d’olive ont fortement reculé au cours des quatre premiers mois de 2026. Selon les derniers chiffres de l’Office des Changes, les achats d’huile d’olive brute ou raffinée à l’étranger ont chuté de plus de 90 % par rapport à la même période de l’année précédente.
Entre janvier et avril 2026, le Maroc a importé pour 41 millions de dirhams d’huile d’olive brute ou raffinée, contre 437 millions de dirhams à fin avril 2025. La baisse atteint ainsi 396 millions de dirhams, soit un recul de 90,6 % sur un an.
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Ce repli est l’un des plus marqués dans le tableau des importations par principaux produits publié par l’Office des Changes. Il intervient alors que les importations de produits bruts, dans leur ensemble, ont au contraire fortement augmenté, passant de 12,924 milliards à 19,232 milliards de dirhams, soit une hausse de 48,8 %.
Selon les dernières projections du Conseil oléicole international, le Maroc devrait produire 160 000 tonnes d’huile d’olive lors de la campagne 2025-2026, contre seulement 90 000 tonnes lors de l’exercice précédent. Cette progression de 78 % permet au Royaume de retrouver une place plus solide dans le bassin méditerranéen, après un cycle de stress hydrique particulièrement éprouvant pour les agriculteurs.
Ce rebond contraste avec la situation de plusieurs pays de la région. Alors que le Maroc redresse sa production, d’autres producteurs comme l’Algérie, la Jordanie ou encore la Turquie enregistrent des reculs plus ou moins marqués. Parmi les producteurs non européens, la Tunisie conserve toutefois une large avance, avec une production estimée à 450 000 tonnes.
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Le fort recul des importations ne signifie donc pas que toutes les difficultés sont derrière la filière. Il traduit surtout une phase de rattrapage après plusieurs années de pression climatique. Le retour à une production supérieure à la moyenne pluriannuelle, estimée à 131 000 tonnes, offre une bouffée d’oxygène aux producteurs marocains.