Huile d’olive : comment le Maroc signe un rebond spectaculaire cette année
Confrontée à plusieurs années de sécheresse et à une érosion de ses rendements, la filière oléicole marocaine amorce un redressement spectaculaire de sa production pour la campagne 2025-2026. Ce rebond, porté par une hausse de 78 % des volumes, permet au Royaume de retrouver une position de force au sein du bassin méditerranéen après un cycle de stress hydrique particulièrement éprouvant pour les agriculteurs.
Selon les dernières projections du Conseil oléicole international (COI), la production nationale devrait atteindre 160 000 tonnes d’huile d’olive, contre seulement 90 000 tonnes lors de l’exercice précédent. Ce sursaut est l’un des plus marqués de la région et tranche avec la situation de plusieurs voisins. Tandis que le Maroc sort la tête de l’eau, l’Algérie, la Jordanie ou encore la Turquie voient leurs récoltes reculer parfois de manière sévère. Dans ce classement des producteurs non européens, seul le mastodonte tunisien, avec ses 450 000 tonnes, conserve une avance confortable, plaçant le Maroc en deuxième position en termes de volume et de dynamisme de rattrapage.
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Toutefois, ce paysage globalement positif cache une réalité plus contrastée pour l’olive de table. Si l’huile décolle, la production de fruits reste bloquée sur un plateau à 120 000 tonnes pour la quatrième année consécutive. Cette stagnation prolongée illustre les limites imposées par la maturité de certains vergers et, surtout, par la gestion millimétrée des ressources en eau. Pour la filière, l’enjeu des prochains mois sera de stabiliser ces rendements face aux aléas climatiques tout en arbitrant entre la satisfaction de la demande intérieure et les opportunités croissantes sur les marchés internationaux.
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Cette phase de transition montre un secteur en pleine reconstitution de son potentiel. Le retour à une production supérieure à la moyenne pluriannuelle, estimée à 131 000 tonnes, offre une bouffée d’oxygène aux producteurs et repositionne le Maroc comme un acteur structurant du marché méditerranéen. La réussite de ce redressement dépendra désormais de l’amélioration continue des pratiques de culture et de la capacité des acteurs nationaux à consolider ces acquis malgré un environnement climatique qui reste par définition imprévisible.