Maroc : la belle vie des narcos français touche à sa fin

- 12h00 - Maroc - Ecrit par : Betty de G.

Longtemps convaincus de pouvoir vivre ou diriger leurs réseaux depuis le Maroc, des narcotrafiquants français voient leur marge de manœuvre se réduire. Le rapprochement politique et judiciaire entre Rabat et Paris a profondément modifié la situation.

La présence de trafiquants français au Maroc s’inscrit dans une histoire ancienne. Selon Dimitri Zoulas, chef de l’Office anti-stupéfiants, leurs réseaux se sont initialement construits autour des producteurs de résine de cannabis du Rif, avant de se tourner vers la cocaïne et le blanchiment de leurs revenus.

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Certains fugitifs bénéficiaient de contacts locaux, de ressources financières importantes et parfois d’une nationalité marocaine empêchant leur extradition. Mais cette dernière ne les protège pas contre une arrestation et des poursuites engagées directement par la justice marocaine.

« Vivre caché comme un rat »

Un fugitif installé au Maghreb décrit désormais une existence beaucoup moins confortable. Sans contact susceptible de le renseigner sur les enquêtes, explique-t-il, la cavale revient à « vivre caché comme un rat ». Il raconte une vie solitaire, rythmée par différents téléphones, des changements réguliers de planque et l’utilisation de communications chiffrées.

Le basculement s’est accéléré après la reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara, en octobre 2024. Les échanges dans les dossiers de criminalité organisée seraient depuis devenus beaucoup plus fluides.

« Avec le Maroc, la coopération est très bonne », affirme une source de la chancellerie, évoquant des relations efficaces entre autorités judiciaires et responsables politiques, rapporte Le Monde.

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Pour les narcotrafiquants français, le passeport et les fortunes accumulées ne suffisent donc plus à garantir la tranquillité dont certains pensaient bénéficier au Maroc.