De Dubaï au Maroc : Pourquoi les narcos ne trouveront pas de refuge au Royaume

- 06h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Fuyant Dubaï face à la pression judiciaire et géopolitique, les narcotrafiquants cherchent de nouvelles bases. Le Maroc, souvent cité comme point de chute potentiel, multiplie les arrestations et la coopération internationale pour éviter de devenir un sanctuaire criminel.

Le rapprochement diplomatique entre Paris et Rabat en 2024 a considérablement accéléré les échanges judiciaires bilatéraux. Jeune Afrique indique l’exécution de près d’une centaine de commissions rogatoires l’an dernier, marquant un tournant décisif dans cette traque transnationale.

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Cette offensive s’illustre par des extraditions majeures. Les autorités marocaines ont récemment remis à la justice française Félix Bingui, chef présumé du clan marseillais « Yoda », ainsi que des membres du réseau « Arai Farmers » et des complices du fugitif Mohamed Amra.

Au-delà des interpellations ciblées, le royaume s’intègre activement aux structures de coordination maritime et de renseignement. Le pays collabore notamment avec le Centre de coordination de la lutte anti-drogue en Méditerranée (CeCLAD-M), aux côtés d’officiers de liaison français et espagnols.

Cette vigilance s’impose face à la refonte globale des routes de la drogue. L’Afrique de l’Ouest s’est progressivement muée en un corridor logistique stratégique pour les cartels sud-américains acheminant la cocaïne vers les différents marchés européens.

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Les réseaux criminels s’appuient aujourd’hui sur de multiples plateformes d’opérations interconnectées. Par son intransigeance sécuritaire, le Maroc affirme sa position de verrou stratégique euro-méditerranéen, rejetant fermement toute perspective d’ancrage pour ces organisations illicites.