Maroc : le chômage pousse au suicide

- 23h05 - Maroc - Ecrit par : L.A

De nombreux diplômés chômeurs marocains ont tenté de s’immoler à Rabat du fait de leur situation sociale. Quatorze « diplômés chômeurs » ont tenté de s’immoler dans le Mellah et certains d’entre eux ont ingurgité de l’essence.

Le mouvement des « diplômés chômeurs » est né en décembre 1990, dans le sillage des émeutes de Fès. Dès 1991, l’Association nationale des diplômés chômeurs se structure et affronte régulièrement les forces de l’ordre.

Au Maroc, le taux de chômage des jeunes les plus instruits est deux fois plus important que dans le reste de la population ! En 1998, le gouvernement Youssoufi fait mine de céder aux revendications de cette catégorie de chômeurs mais les engagements irréalisables ne seront pas tenus.

Le mouvement des diplômés se radicalise. Unis dans le dénuement et la colère, les déçus manifestent quotidiennement devant les ministères et dans l’avenue principale de Rabat, au point de faire partie du décor.

Selon un des chômeurs diplômés, le système d’éducation supérieur a complètement échoué. Les recruteurs ne lui font pas confiance : ils choisiront toujours un diplôme français à l’équivalent marocain, alors que pour un autre chômeur, l’espoir, c’est l’étranger.

  • Les diplômés chômeurs retournent à l'école

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  • Le Maroc met un terme au litige avec les diplômés chômeurs

    Un récent accord intervenu entre le gouvernement marocain et une coalition de diplômés de l'université au chômage promet de mettre un terme à un conflit révélateur des problèmes du pays en matière d'enseignement et d'emploi. Le gouvernement s'est engagé à assurer le traitement préférentiel aux examens d'entrée et à fournir une formation complémentaire aux demandeurs, à condition qu'ils mettent un terme à leurs revendications publiques.

  • Chômage, les vrais chiffres

    Peu de jeunes inscrits actuellement à l'université croiront à l'engagement du gouvernement de porter le taux de chômage à 7% en 2012. Le rapport détaillé sur l'emploi et le chômage que vient de publier le Haut-Commissariat au plan (HCP) montre en effet que c'est surtout les « 15-24 ans » qui sont les plus touchés par le fléau du chômage, avec ou sans diplôme. Le taux de chômage dans cette tranche de la population diplômée du supérieur est de 55,5%. Cela équivaut à cinq fois la moyenne nationale.

  • Diplômés-chômeurs : mourir pour travailler

    L'opération devait avoir lieu devant le Parlement, quarante-huit heures avant les élections législatives en septembre 2002, pour « marquer les esprits ». Ils avaient lancé leur ultimatum un mois plus tôt, en leur nom et en celui de 152 camarades également chômeurs. Le matin, à l'expiration du délai qu'ils s'étaient fixé, alors qu'ils étaient tous en larmes, épouvantés à l'idée qu'il allait falloir passer à l'acte, le gouvernement s'était engagé, par écrit, à leur trouver un emploi avant la fin de l'année 2002. Abderrahamane Youssoufi, Premier ministre à l'époque, avait reçu plusieurs d'entre eux en délégation pour le leur confirmer.

  • 30.000 chômeurs de plus qu'il y a un an

    Au terme de l'année 2007, le nombre de chômeurs a augmenté de 30.000 personnes, passant de 1.062.000 à 1.092000. Le taux de chômage national a ainsi crû de 0,1 point à 9,8%, contre 9,7% en 2006.

  • Les coopératives, un remède contre l'émigration clandestine

    Le chômage des jeunes est en train de marginaliser toute une génération de Marocains. La plupart n'a quasiment aucune chance de trouver un emploi dans le secteur officiel. Diplômés et non diplômés, acculés, se dirigent vers des activités informelles ou vers l'émigration.

  • Un photographe de Reuters brutalisé lors d'une manifestation à Rabat

    Reporters sans frontières condamne l'agression dont a été victime, le 21 mai 2008, Rafael Marchante, photographe de l'agence de presse britannique Reuters, alors qu'il couvrait une manifestation de diplômés-chômeurs à Rabat.

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    Les jeunes issus de l'immigration, ont du mal à s'insérer dans le marché du travail. En outre, une fois qu'ils y sont, ils sont confrontés à une autre difficulté : celle de trouver un emploi correspondant à leur qualification.

  • Laâyoune Tv : 1ère chaîne de télévision régionale au Maghreb

    Laâyoune TV est "la première chaîne de télévision régionale existant au Maroc, et même au Maghreb", écrit le journal "Le Monde" par ce matin, rappelant que son lancement, le 6 novembre 2004, coïncide avec le jour anniversaire de la Marche verte à laquelle avaient participé, il y a plus de trente ans, quelque 350.000 Marocains.

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    Le secteur de l'enseignement au Maroc séduit les Helvétiques. Le banquier suisse Francis Kahn, propriétaire et président de la banque suisse d'affaires Kahn & Cie Fe, basée à Zurich, vient de conclure un partenariat avec le groupe Segepec d'Abderrahmane Lahlou.