Maroc : des drones pour traquer les sous-marins ennemis
La Marine royale va renforcer ses capacités avec deux navires de surface sans équipage, destinés à la lutte contre les sous-marins et les mines marines. Le contrat, soumis à une autorisation d’exportation néerlandaise, atteint 13 millions d’euros.
Les deux drones navals seront livrés avec leurs équipements de mission, une station de contrôle, des composants séparés et deux lots de pièces de rechange. Le marché comprend également la documentation, la formation et l’assistance nécessaires à leur mise en service et à leur soutien opérationnel.
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L’entreprise concernée et le modèle des navires ont été masqués dans la note officielle, en raison de la confidentialité commerciale. Le document précise toutefois que les systèmes pourront mener des missions de plusieurs jours avec un degré élevé d’autonomie.
Selon une note du ministère néerlandais des Affaires étrangères datée du 8 juillet 2026, la Marine royale marocaine sera le destinataire et l’utilisateur final de ces équipements.
Une faiblesse maritime du Maroc à combler
Les drones seront configurés pour la lutte anti-sous-marine et la neutralisation des mines. Ils doivent notamment renforcer la protection des entrées de ports, des accès côtiers et des routes maritimes contre les menaces sous-marines.
Le Maroc possède déjà des navires équipés de sonars ainsi qu’un nombre limité d’hélicoptères spécialisés. Ses capacités dédiées à la lutte contre les mines restent en revanche limitées, selon l’évaluation néerlandaise.
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Le recours à des systèmes sans équipage doit permettre de mener ces opérations sans exposer des marins dans des zones potentiellement minées. Les autorités néerlandaises considèrent ces équipements comme essentiellement défensifs et estiment qu’ils ne peuvent pas être facilement transformés pour remplir d’autres missions.