Au Maroc, la douane ne réclame rien pour 1 000 €, mais la banque peut exiger une déclaration d’entrée

- 08h00 - Maroc - Ecrit par : Mohamed A.

Un Marocain résidant à l’étranger entre au Maroc avec 1 000 euros en billets. À la frontière, aucune déclaration ne lui est imposée. Mais s’il veut ensuite alimenter un compte en devises, le document douanier peut devenir indispensable, même pour cette somme modeste.

Tout se joue au moment de l’arrivée. Le voyageur qui prévoit de conserver ses euros pour les déposer dans une banque marocaine a intérêt à faire enregistrer ses billets auprès des douaniers. Cette formalité, facultative à la frontière, servira ensuite à justifier l’origine de l’argent.

L’Office des Changes fixe le seuil de déclaration obligatoire à 100 000 dirhams, ou leur équivalent en devises. Sous ce montant, le voyageur choisit de déclarer ou non les espèces transportées. Dès qu’il s’agit d’alimenter un compte en devises ou en dirhams convertibles avec ces billets, les règles bancaires exigent un justificatif d’importation.

C’est notamment le cas des comptes ouverts au Maroc par les MRE, destinés à recevoir des fonds étrangers et à permettre des paiements au Maroc ou à l’international. Un simple échange de billets contre des dirhams auprès d’un bureau de change relève d’une opération différente. Le virement bancaire depuis l’étranger constitue une autre possibilité, sans transport physique de billets.

La déclaration doit être conservée jusqu’au dépôt

Pour créditer le compte avec les 1 000 euros transportés, la banque demande normalement l’original de la déclaration souscrite lors de l’entrée au Maroc. Le document reste valable six mois pour les non-résidents et un mois pour les résidents. Chaque versement est inscrit sur la déclaration à hauteur de la somme encaissée.

Une autre pièce est admise lorsque les billets proviennent d’un retrait antérieur sur le même compte : un bordereau de change ou un justificatif équivalent datant d’un mois au maximum. Ces modalités figurent dans les règles consacrées aux comptes en devises et en dirhams convertibles.

Le réflexe utile commence donc à l’aéroport ou au poste-frontière : pour un MRE qui compte déposer ses euros en espèces sur ce type de compte, demander la déclaration au moment de l’entrée permet de disposer du document requis lors du passage à la banque.