Le Maroc enregistre un record de remplissage de ses barrages
Le contraste est saisissant avec janvier 2025. Aujourd’hui, les retenues d’eau au Maroc affichent une hausse de 99 % en glissement annuel. Entre barrages saturés et remontées spectaculaires, la situation hydrique du Royaume entre dans une phase nouvelle.
Les réserves hydrauliques du Maroc affichent une forte progression, atteignant un stock national de 9 261 millions de mètres cubes au 28 janvier 2026. Avec un taux de remplissage global de 55,2 %, le pays a enregistré un gain de 212 millions de m³ en seulement vingt-quatre heures, doublant quasiment ses retenues par rapport à la même période l’an dernier.
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Cette dynamique ascendante se confirme sur le long terme, avec une augmentation des réserves de près de 2,68 milliards de m³ depuis la fin de l’année 2025. En glissement annuel, le contraste est frappant : alors que les retenues plafonnaient à 4,6 milliards de m³ en janvier 2025 avec un taux de 27,6 %, elles ressortent aujourd’hui en hausse de près de 99 %. Cette amélioration globale repose en grande partie sur les performances des barrages majeurs, au premier rang desquels figure l’ouvrage Al Wahda, dont les réserves ont bondi de 112 millions de m³ en une journée pour atteindre 74 % de sa capacité.
Plusieurs autres infrastructures stratégiques participent également à ce redressement. Le barrage Idriss Iᵉʳ a vu son volume passer à 657 millions de m³, tandis que Bin El Ouidane et Dar Khrofa affichent des taux de remplissage respectifs de 37 % et 40 %. L’ouvrage Ahmed El Hanssali suit une trajectoire similaire en franchissant la barre des 400 millions de m³. Parallèlement, certains barrages maintiennent des niveaux de saturation, à l’image d’Oued El Makhazine qui reste totalement rempli, ou de Sidi Med Ben Abdellah qui frôle sa capacité maximale malgré de légers ajustements de gestion.
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Bien que certains sites comme Al Massira affichent encore des niveaux modestes avec un taux de 13 %, l’ensemble du réseau bénéficie d’une tendance positive. Les apports devraient continuer de croître sous l’effet des précipitations persistantes annoncées dans plusieurs régions du Royaume. Cette pluviométrie soutenue laisse présager une recharge accélérée des bassins les plus réactifs, particulièrement pour les barrages disposant encore d’une marge de stockage importante.