Maroc : fin de 7 ans de sécheresse

- 07h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a annoncé ce lundi devant la Chambre des représentants que le Maroc est officiellement sorti d’un cycle de sept années de sécheresse.

Cette amélioration spectaculaire repose sur des précipitations ayant atteint 108 mm entre le 1ᵉʳ septembre et le 12 janvier, marquant un excédent de 95 % par rapport à l’année précédente. Avec un niveau supérieur de 17,6 % à la moyenne habituelle, le Royaume dépasse enfin le seuil critique caractérisant les périodes de stress hydrique intense.

À lire : Des agriculteurs français « volent » un arbre marocain

Ces conditions favorables se sont traduites par un redressement massif des réserves. Le taux de remplissage des barrages est passé de 28 % l’an dernier à 46 % actuellement, soit un stock de 7,7 milliards de mètres cubes. Cette remontée a été particulièrement rapide au cours du dernier mois, où 3,1 milliards de m³ ont été enregistrés. Parallèlement, un manteau neigeux exceptionnel, atteignant un à deux mètres d’épaisseur dans les zones de haute montagne, assure une alimentation continue des bassins. Selon le ministre, ces apports garantissent désormais une autonomie moyenne d’une année supplémentaire en eau potable au niveau national.

À lire : Maroc : on commence à voler ... de l’eau

Malgré cette accalmie, le gouvernement poursuit ses projets structurants pour pérenniser la ressource. La politique de dessalement s’intensifie avec le lancement de nouvelles stations, notamment à Tanger, Nador et Rabat. En complément, le projet stratégique de l’« autoroute de l’eau » entre dans une phase active : la connexion entre les bassins du Sebou, du Bouregreg et de l’Oum Er-rabia doit démarrer dès cette année. Ces chantiers visent à optimiser la répartition des eaux entre les régions excédentaires et celles structurellement déficitaires, conformément aux orientations royales pour la sécurité hydrique du pays.

  • Maroc : les barrages sont pleins au Nord… mais la sécheresse guette encore le Sud

    Les dernières pluies ont été salvatrices. Au 7 janvier 2026, les réserves en eau du Royaume affichent un taux de remplissage global de 44,8 %. Un chiffre qui n'avait plus été atteint depuis cinq ans et qui marque une rupture nette avec les années de sécheresse.

  • Le Maroc veut 60 % d'eau potable dessalée

    Le Maroc accélère sa transition hydrique face à une sécheresse endémique. Le ministre de l'Eau, Nizar Baraka, a annoncé un objectif ambitieux : fournir 60 % de l'eau potable du pays à partir du dessalement d'ici 2030, contre 25 % actuellement, en s'appuyant exclusivement sur les énergies vertes.

  • Le Maroc sort l'artillerie lourde avec 5,5 milliards d'euros pour éviter la soif en 2026

    Le Maroc refuse de céder face à la pire sécheresse de son histoire. Pour contrer un déficit hydrique qui menace de s'aggraver, le Royaume débloque une enveloppe record de 5,5 milliards d'euros dès l'année prochaine, misant sur une stratégie de survie où le dessalement de l'eau de mer deviendra la nouvelle norme.

  • Huile d'olive : comment le Maroc signe un rebond spectaculaire cette année

    Confrontée à plusieurs années de sécheresse et à une érosion de ses rendements, la filière oléicole marocaine amorce un redressement spectaculaire de sa production pour la campagne 2025-2026. Ce rebond, porté par une hausse de 78 % des volumes, permet au Royaume de retrouver une position de force au sein du bassin méditerranéen après un cycle de stress hydrique particulièrement éprouvant pour les agriculteurs.

  • Maroc : les champs de pastèque détruits

    L'intervention des autorités dans la province de Tata pour détruire des plantations de pastèques marque une nouvelle étape dans l'application de l'interdiction des cultures jugées trop consommatrices d'eau. Cette mesure, motivée par une situation hydrique jugée critique, s'accompagne d'appels croissants à accompagner les agriculteurs vers des modèles de production alternatifs.

  • Tunnel d'Ourika : Nizar Baraka pointe du doigt l'incapacité des entreprises marocaines

    Le projet de liaison routière entre Marrakech et Ouarzazate franchit une étape décisive. Le ministre de l'Équipement et de l'Eau, Nizar Baraka, a confirmé que l'option du tunnel d'Ourika est désormais retenue comme la plus appropriée, écartant ainsi l'alternative du tunnel de Tichka.

  • Le plan ambitieux du Maroc pour ne plus manquer d'eau

    Face à la pression croissante sur ses ressources en eau, le Maroc met les bouchées doubles pour développer des solutions innovantes. Ahmed El Bouari, ministre de l'Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural, des Eaux et Forêts, a annoncé un ambitieux programme de construction de stations de dessalement d'eau de mer, répondant ainsi aux directives royales. L'objectif ? Produire plus de 1,7 milliard de mètres cubes d'eau dessalée d'ici 2030.

  • Le Maroc envisage des coupures d'eau

    Face au grave déficit hydrique provoqué par six années de sécheresse, le Maroc met en œuvre des mesures strictes, dont une rationalisation draconienne de l'utilisation de l'eau.

  • Tomates : pourquoi le Maroc est en train de gagner la guerre des prix face à l'Espagne

    L'annonce de la hausse spectaculaire des importations de tomates marocaines en Espagne coïncide avec une période charnière pour les accords commerciaux liant l'Union européenne au Royaume. Ce bond de près de 70 % enregistré au début de l'année 2025 ne laisse personne indifférent, surtout pas les agriculteurs espagnols qui voient la concurrence du voisin du sud transformer radicalement le marché européen.

  • Maroc : 1 000 kilomètres d'autoroutes supplémentaires

    Le ministre de l'Équipement et de l'Eau, Nizar Baraka, a profité d'une séance de questions orales à la Chambre des représentants ce lundi pour lever le voile sur les grands chantiers routiers à venir. Entre le renforcement des axes autoroutiers et le désenclavement des zones les plus reculées, l'objectif est clair : fluidifier la mobilité partout dans le pays.